‹ La Sainte ViergeChapitre 1056 sur 1187 · Yoy. p. 513, Musée de Copenhague · texte numérisé non relu

Yoy. p. 513, Musée de Copenhague

le diocèse d’Aarhus, un des évêchés les plus anciens du Jutland qu’on dit fondé par Othon Ier. Les tableaux de métal qui le composent sont ainsi distribués : au centre est un losange qui renferme la Jérusalem céleste, comme nous l’apprend l’inscription de l’archivolte, Civitas Hierusalem. Sous l’arcade qui lui sert de dais, la sainte Vierge est assise avec l’enfant Jésus sur ses genoux. Grâce à M. Enghelhardt, conservateur du musée, auquel nous devons communication de ce précieux monument, nous avons pu insérer cette madone dans nos planches. Longue, svelte, élancée quoique assise sur un trône, couronnée, elle porte le Sauveur sur ses genoux, lequel bénit et tient un livre ; elle lui offre de la main droite une pomme, souvenir du paradis perdu dont elle nous a rouvert les portes. Les draperies sont enrichies de nielles et de perles.

De chaque côté de ce trône deux chérubins en prière sont encore compris dans le losange; audessus, les murailles de la Jérusalem céleste devant lesquelles un ange fait la garde, et dont l’enceinte est occupée par des bienheureux qui vénèrent la croix; la partie centrale semble toute consacrée à la sainte Vierge. Dans un des triangles du haut est figurée l’Annonciation avec les deux noms de Marie et de Gabriel inscrits au fond; dans les trois autres correspondants, on distingue les diverses scènes de l'Assomption. Ce sont d’abord les anges qui soulèvent Marie du sépulcre pendant que Notre -Seigneur prend l’âme sous la forme d’un enfant, puis les anges la reçoivent à genoux, déployant déjà leurs ailes et les mains voilées ; on aperçoit en face, au quatrième triangle, la sainte Vierge toujours entre les mains angéliques et s’approchant du trône souverain qui lui est préparé.

Les deux compartiments latéraux qui accompagnent celui du losange que nous venons de décrire, sont occupés par douze figures qui représentent sainte Brigite, sainte Thècle et diverses vertus en allégories. Des médaillons avec les symboles évangéliques accusent les frises d’encadrement aux angles de l’autel, et des inscriptions relatives au jugement dernier en suivent le bord.

Page 1