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Confrontations. — Un siècle de doute comme le xvi° ne pouvait se contenter d’aussi forts témoignages, et Clément VII (1523 4- 1534), qui cependant connaissait les confrontations faites par ordre de Frangipani et du conseil de Recanati, crut devoir les renouveler, et choisit trois prélats de sa cour qu’il chargea d’aller comparer la sainte maison avec les traces qu’elle a laissées de son passage à Tersatz et avec ses fondements, restés à Nazareth. Ils dégagent les fondements, les mesurent dans tous les sens et s’assurent de leur parfaite concordance avec la sainte chapelle de Lorette1. Le père Thomas de Novare, en 1620, obtint de l’émir de Sidon, Fakreddin, le sanctuaire de Nazareth et ses dépendances; il fit déblayer les ruines et constata de nouveau une identité tant de fois reconnue2.
La science moderne, plus orgueilleuse encore que ses devancières, cherchait par ses objections la ruine d’une superstition, et ne servit que de preuve nouvelle pour l’authenticité delà maison. Elle a voulu vérifier de nouveau et rigoureusement les mesures de la maison de Lorette et des fondements quelle a laissés à Nazareth, puis analyser les pierres et les mortiers dont elle est composée et les comparer à ceux des constructions de la Palestine.
Le R. P. Ratisbonne nous a assuré que M. Foolks, pasteur protestant, renouvela dernièrement les confrontations dans une pensée de dénigrement, et qu’au lieu d’arguments contraires au miracle, il y trouva une conviction profonde, laquelle amena sa conversion.
Il est difficile quant aux mesures, nous a-t-on dit de renouveler des constatations faites alors qu’on pouvait peut-être encore voir les fondements. Toutes les traces antiques ont disparu sous les constructions successives de plusieurs églises superposées à ces fondations. Qui pourrait d’ailleurs assurer que la maison de Nazareth., placée sur un rocher assez solide pour y creuser des grottes, ait eu jamais besoin d’autres fondations?