SAINT-MARC
Bas-reliefs. — C est dans l’admirable dôme qu’il faut aller chercher surtout les traces de la dévotion des Vénitiens envers la sainte Vierge; dès l’entrée, au-dessus du portail de Saint-Jean, elle apparaît dans une scène de Nativité qui occupe le tympan; l’enfant est au milieu sous l’étoile qui lui verse sa lumière, entre la sainte mère à gauche et saint Joseph à droite; deux anges l’adorent dans le haut.
On trouve aussi sur les murs de Saint-Marc une grande quantité de madones dont l’âge, circonstance précieuse en fait de byzantin, se trouve authentiqué par celui de l’église elle-même. Ce sont d’abord plusieurs madones en bas-reliefs sculptés sur les parements extérieurs ou intérieurs de la basilique ; Cicognara4 en publie deux exemples : le premier nous montre la sainte Vierge dans l’attitude du Calvaire; le second, semblable à la Vierge grecque que nous avons décrite à Ravenne. Malgré les sigles qui les accompagnent et l’opinion de Cicognara, qui semble les attribuer à un ciseau grec, Selvatico 5 en fait honneur à un artiste vénitien du xie ou xi r siècle. La question en soi offre peu d’intérêt, car on sait que les écoles vénitiennes étaient alors