CH. IV. — VÉNETIE. — VENISE
essentiellement byzantines et que l’esprit des maîtres, sinon leur main, a présidé au façonnement de ces marbres L
Un bas-relief encastré dans la muraille à gauche de l’église, sous un cachet tout byzantin, représente, au centre, le Sauveur entre la sainte Vierge et saint Jean; on ne peut se méprendre sur les personnages, l’auteur ayant pris soin d’écrire leurs noms au-dessus. Quoique ces inscriptions soient grecques, M. Selvatico ne pense pas que l’ouvrage provienne d'Orient, et il se fonde sur les canons du second concile de Nicée, qui prescrivaient pour l’ornement des églises des images peintes ce que les Orientaux suivirent plus fidèlement que les Latins. Il rappelle aussi à ce sujet les paroles du pape Grégoire II écrivant au saint patriarche Germain que les statues étaient bonnes pour la loi antique et non pour la loi de grâce. Ces raisons nous semblent peu concluantes lorsqu’on peut citer plusieurs sculp-