Riccardi, I, 209. (M. le comte Riant en doute
jamais tombée au pouvoir des barbares ; enfin on lui avait donné un nom propre, celui de Nicopéia , ou distributrice de victoires.
Un savant illustre de Venise, M. Molin, théologien du patriarcat de Venise, établit comme un fait très-probable, s’il n’est même tout à fait certain, qu’Héraclius portait avec lui la Nicopéia lorsqu’il vint de son gouvernement d’Afrique renverser le tyran Phocas et qu’il fit avec elle son entrée triomphale dans la cité. Ce serait cette même image, laissée par Héraclius comme gardienne de la ville et que le patriarche Sergius aurait opposée à la fureur des Abares et des Scythes qui, en l’absence de l’empereur, étaient venus inopinément assiéger Constantinople.
En 718, les Sarrasins s’étant présentés en grandes forces sous les murs, les habitants effrayés portèrent la Nicopéia dans une procession solennelle et sauvèrent la ville.
Jean Zimiscès, proclamé empereur en p6p, entreprit d’arracher aux Russes quelques provinces de l’empire grec qu’ils avaient envahi ; il y eut une foule de combats livrés en Bulgarie, une action décisive eut enfin lieu sous les murs de Dristri, aujourd’hui Silistri. Cedrenus raconte que, la nuit qui précéda la bataille, une femme pieuse de Constantinople vit en songe la mère de Dieu et qu’elle l’entendit adresser ces paroles à
CH. IV. — VENETIE.