Ces fragments furent retrouvés au xvir siècle, dans
SANCTUAIRES ET IMAGES
veau , la lettre fut retrouvée par Constantin Lascaris qui la traduisit en latin. Il est bien possible que les dernières lignes qui contiennent la date, l’indiction, aient été ajoutées postérieurement et reproduites dans la traduction de Lascaris. En 1608 on en découvrit une très-ancienne copie dans les archives de Bologne.
Diverses Madones dans le Dôme. — Outre les deux célèbres madones qu’on vénère dans cette cathédrale, l’image de la mère de Dieu est plusieurs fois répétée sur ses murs : i° Dans l’abside du milieu, dont les peintures sont les mieux conservées, on voit Eléonore, femme de Frédéric d’Aragon, et la reine Elisabeth, épouse de Pierre d’Aragon, à genoux devant un trône où sont assis le Sauveur et la sainte Vierge, au milieu d’un cortège d’anges et de saints. Cette Vierge s’appelle la Madonna-della-Ciambretta, ce qui veut dire de la servante, elle était autrefois l’objet d’un culte assidu, elle tient un rouleau en main qui représente, dit-on, la fameuse lettre; 20 la Madonna-Odegitria est très-populaire à Païenne comme le prouvent les ex-voto qui l'entourent; 30 la Madonna-della-Grazie, antique peinture grecque et d'un aspect vénérable, est au-dessus de la porte principale ; elle tient le divin enfant sur le bras; on ne manquait pas de la saluer a la sortie du Dôme; 40 dans la cathédrale de Messine au-dessus de la voûte hémisphérique de la chapelle du Saint-Sacrement, nous apercevons dans le fond d’or qui l’entoure une gigantesque madone d’au moins quatre mètres de hauteur. Elle est assise sur un siège à quatre pieds, à dossier et muni d’un escabeau, elle porte le costume traditionnel byzantin. L’enfant Jésus bénit de la main droite et tient un livre de la gauche. De chaque côté du trône, deux anges servent d’acolytes, et au delà deux saints complètent l’ornement de la tribune.
1 antique bibliothèque Fuldense, et acceptés par des érudits.
madonna-d’itria-de’pericoli.
Cette madone se vénère dans l’église de Saint- Jean des chevaliers de Jérusalem. On dit qu’elle fût apportée de Jérusalem. Elle se trouve audessus du maître-autel dans une sorte de niche. Autrefois elle était suspendue à un pilastre de la vieille église dont l’incendie la respecta en 158p. A Santa-Catarina-de’-Greci, on voit beaucoup d’images byzantines et notamment le tableau dont Samperi donne la gravure. Une madone d I tria se voit aussi dans l’église de la confrérie des maçons.