‹ La Sainte ViergeChapitre 241 sur 1187 · CHAPELLE ROYALE · texte numérisé non relu

CHAPELLE ROYALE

Cette chapelle, fondée vers 1129, est toute couverte de riches mosaïques dans lesquelles la sainte Vierge a une place considérable ; audessous de la colossale figure du Christ qui occupe tout le fond de la tribune, on aperçoit la madone assise sur un trône et entourée de plu-

1. Gumppenberg compte 11 images miraculeuses de la sainte Vierge à Palerme.

sieurs saints qui célèbrent ses louanges. Dans le tympan du grand arc ogival, on voit représentée la scène de l’Annonciation ; d’un côté l'archange, et de l’autre la sainte Vierge, à laquelle la main de Dieu envoie une blanche colombe sur une effluve lumineuse. On remarque encore, dans les tableaux de cette mystérieuse chapelle, plusieurs scènes de la vie de Marie, telles que la Nativité, l’Adoration des Mages, etc. Cavalcasselle considère ces mosaïques comme inférieures à celles de Cefalïi.

On conserve intact dans les archives de l’église royale de Palerme un manuscrit grec original, sans date, mais où il est dit que c’est la copie d’une ancienne écriture gâtée par le temps et qui serait devenue illisible. C’étaient les statuts d’une confrérie vouée particulièrement au service de la sainte Vierge, et qui se réunissait dans un lieu déterminé en 1048, pendant que les Sarrasins étaient encore maîtres de la Sicile. Les dominateurs toléraient l’exercice de la religion chrétienne, en faisant payer cher leur tolérance. On voit en tête du manuscrit une figure en pied de la sainte Vierge, peinte sur fond d’or, sur un pavé en mosaïque, et portant une robe brune et un manteau bleu à la grecque. Cette madone est dite des Naupactitessi, c’est-à-dire des fabricants de navires. Buscemi, dans son ouvrage sur la Chapelle royale, publie une figure de madone accompagnant les têtes de Notre-Seigneur, de saint Jean et de saint Joseph. (Salvadore Morso : Palermo antico .)

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