‹ La Sainte ViergeChapitre 280 sur 1187 · Hamon, IV · texte numérisé non relu

Hamon, IV

SANCTUAIRES ET IMAGES

D’après le style de la baie romane qui l’encadre, et celui de la peinture elle-même, on ne peut douter qu’elle n’appartienne au xne siècle. Elle est assise sur un trône à coussins. Elle tient l’enfant Jésus sur le bras gauche et de la main droite un sceptre fleurdelisé. Deux petits anges thuriféraires s’envolent dans les angles. La figure porte le voile, la couronne, le nimbe perlé ; elle est allongée et rétrécie par le bas. (Pl. CXIX.)

Moins belle et moin noble que celle de Chartres, cette madone occupe cependant une place importante dans l’histoire de nos arts hiératiques, elle a environ i m , 7 5 de hauteur. (' Voy . à l’Assomption, I, 282.)

NOTRE- DAME- DU- ROCHER

Notre-Dame-du-Rocher, chapelle souterraine, fut creusée au pied d’un rocher, en 356, par saint Hilaire. Cette chapelle devint bientôt un but de pèlerinage. Saint Germain, évêque de Paris, sur l’ordre de Childebert, bâtit au-dessus une église sous le vocable de Notre-Dame-du- Verger, qui conserva le privilège d’une dévotion singulière pour la Mère de Dieu, et qui cependant prit le nom de Saint-xAubin, lorsqu’en 550 le corps de cet évêque d’Angers y fut transporté. 1793, comme partout, a détruit ce sanctuaire et une rue passe sur la place où il s’élevait.

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