Hamon, II
racontent plusieurs auteurs. En 546, un enfant juif suivait une école catholique; ses camarades entrent dans une église et y communient; l’enfant innocemment s’approche de la sainte table et reçoit Notre-Seigneur. Rentré au logis, il raconte naïvement à son père ce qu’il a fait; le père furieux le jette dans un four allumé; sa mère revient, cherche son enfant; le peuple accourt avec elle, on ouvre le four et on y voit l’enfant sain et sauf. Dans sa justice sommaire, le peuple précipite dans le four le père dénaturé qui y trouve la mort. Son tris et sa femme se convertissent; la maison est détruite et à la place s'élève un sanctuaire en l’honneur de la sainte Vierge1. On retrouve la même légende appliquée à l’Orient.
NOTRE— DA ME-DF. — SALES
Notre-Dame-de-Sales était un des sanctuaires les plus vénérables du diocèse; on y venait en pèlerinage solliciter les faveurs de la sainte Vierge, qui y ht beaucoup de miracles. Elle passait pour avoir été bâtie par saint Ursin, apôtre du Berry, qui l’avait consacrée en l’honneur de la sainte Vierge et y avait déposé, entre autres reliques insignes, une partie notable des liens avec lesquels Notre-Seigneur fut attaché à la colonne de la flagellation. Ce qu’il y a de certain c’est que, dans les premières années du viF siècle, cette église existait servant à un monastère de vierges gouvernées par une sainte abbesse nommée Bertoure et que, dès lors, la mère de Dieu y manifestait sa puissance par des guérisons miraculeuses2.
L'église supprimée à la Révolution sert aujourd’hui à la manutention militaire3.