‹ La Sainte ViergeChapitre 40 sur 1187 · Milochau, p · texte numérisé non relu

Milochau, p

CH. II. — ROME. — SAINTE-MARIE-MAJEURE

teint couleur de froment; les cheveux blonds, les yeux vifs, la prunelle un peu olivâtre, les sourcils d'un beau noir et parfaitement arqués. Le nez un peu long, les lèvres vermeilles et brillantes de jeunesse, la face ovale et moyenne, mais plutôt un peu longue; les mains et les doigts allongés1.

La sainte Vierge est tantôt peinte avec un voile, tantôt la tête nue; le voile seul a fini par être exclusivement adopté, en suivant la coutume des femmes mariées juives, ce qui s’accorde avec la présence de l’enfant divin; cependant, comme nous l’avons vu, lacoitfure en cheveux s’explique par l’usage des vierges juives qui les coupaient seulement au moment de leur mariage2. Isaïe décrit ainsi leur costume, que nous retrouvons précisément dans les mosaïques de l’arc de Sainte-Marie-Majeure: « Elles se sont noirci les yeux... Elles ont les pieds enfermés dans des chaussures brillantes, des colliers, bracelets, mitres, bandelettes entrelacées dans les cheveux, anneaux passés autour des jambes... chaînes d’or... boîtes de parfums... pendants d’oreilles, bagues, pierreries qui leur tombent sur le front... grands et petits voiles... aiguilles, miroirs, tuniques fines intérieures, bandelettes qui parent leur tète, légers vêtements d’été... riches cheveux ondulés, bandelettes et corsets. »

Le vêtement de la sainte Vierge est ordinairement le pallium ou la dalmatique recouvrant la tunique; le pallium était le complément du costume que nous appelons apostolique; on ne le gardait pas à la maison; la tunique se portait sur la peau; dans les monuments, on la voit la plupart du temps décorée de deux bandes de pourpre. Le vêtement des femmes différait peu de celui des hommes, c’était la même simplicité et la même modestie, seulement les étoffes en usage chez les femmes étaient plus légères et le lin remplaçait la laine, surtout pour la tunique 3.

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