NOTRE - DAME - DE - MAR SA T
Marsat a été, depuis les premières années de l’ère chrétienne, le lieu d’un important pèlerinage à la sainte Vierge. Grégoire de Tours en fait souvent mention dans ses ouvrages. Il assure qu’on conservait à Marsat des reliques de la sainte Vierge : in oratorio Marciacensis domus virginis reliqniœ continentur. Il raconte qu’il y fut témoin d’un miracle. Ce culte de la mère du Sauveur paraît remonter bien avant Grégoire de Tours, et l’on peut supposer qu’il fut contemporain de l’établissement du christianisme dans les Gaules; quoi qu’il en soit, il devint l’origine de fondations pieuses qui donnèrent à Marsat une grande importance.
Au vne siècle, s’il faut en croire la légende, Calminius, comte d’Auvergne, aurait construit le monastère de Mozat pour y finir ses jours dans la pénitence. Sa femme, Namadia, s’associant à ses résolutions austères, aurait en même temps édifié le couvent de Marsat et une église qui, dans les plus vieilles chartes, prend le nom de Maison de la Vierge , domus Virginis. Le monastère des bénédictines de Mozat vécut pendans dix siècles dans la prospérité.
En 1465, Marsat dut à la renommée de sa Vierge miraculeuse la visite de Louis XI, qui vint signer devant Riom le traité de Mozat. Pendant les pourparlers il se rendit à Marsat pour faire ses dévotions à la Vierge; il donna des lettres de fondation d’une messe en l’église de Marsat pour rappeler son séjour en ce lieu, et une rente de cinquante livres au chapelain chargé de la dire.
Il serait difficile de fixer d’une manière bien précise l’origine et les causes du vœu fait par la ville de Riom d’aller chaque année à Marsat en procession; le vœu est vraisemblablement antérieur au Xe siècle, et s’est acquitté jusqu’à la Révolution; on l'observait de la manière suivante, sauf quelques modifications apportées en 1655 :
Les marguilliers de Saint-Amable faisaient