‹ La Sainte ViergeChapitre 554 sur 1187 · Arts du dessin, Pl · texte numérisé non relu

Arts du dessin, Pl

2. Description du cabinet de la bibliothèque Sainte-Geneviève. Paris, 1692, in-f®.

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SANCTUAIRES ET IMAGES

Dame-de-Paris et de beaucoup d’autres d’une antiquité incontestable, dont les bras sont élevés pour prier.

Cabinet de M. Spitzer. — La collection de M. Spitzer, qui nous a été si libéralement ouverte, mérite notre attention. Nous y voyons d'abord un coffret d’ivoire du XIe siècle représentant une suite de saints, le Sauveur au milieu, à sa droite la sainte Vierge avec cette épigraphe: Sancta Maria ; elle a les mains retournées vers le dehors en geste d’orante.

C’est ensuite une crosse du xne siècle, au milieu de laquelle est figuré le couronnement de la sainte Vierge, les deux figures sont en bronze doré, la crosse en émaux cloisonnés. Ce couronnement est sans doute parmi les plus anciens que l’on connaisse.

Un émail du xiT siècle figure la sainte Vierge dans la scène de l’Annonciation. Marie est devant sa maison, dans laquelle on aperçoit la servante assise. L'ange arrive, il a les ailes encore déployées. Une plaque de bois ou d'ivoire, jaunie par le temps, représente l’Annonciation, la Visitation et la Nativité. (Voy. au ier vol.)

Cabinet de M. Strauss. — Le cabinet de M. Strauss, où nous avons reçu l’accueil le plus gracieux, nous offre une crosse en ivoire du règne de Philippe Ier (1060), la sainte Vierge devant les mages et dans la volute, les trois personnages fort mutilés. Le bâton se compose d’une série de tronçons qui se vissent les uns avec les autres et qui sont -ornés de sujets évangéliques. J'ai peine à croire que ce dernier travail soit aussi ancien qu'on le dit ; les mages portent les couronnes et surtout Notre-Seigneur a les pieds joints par un seul clou. M. Strauss nous a dit que cette crosse avait été payée 20,000 francs.

(PL CXXIX.) — La pièce la plus curieuse de cette collection consiste en une belle madone du xne siècle en argent repoussé. Elle a om,75 de hauteur. L’enfant Jésus, supporté sur le genou gauche, tient un globe d’une main et

bénit de l’autre. Quoique le dessin se ressente de la barbarie de l'époque, ce groupe ne manque pas d’une certaine fierté. On y remarque malheureusement des restaurations considérables, mais on peut départir comme il suit l’ancien et le nouveau : les tètes sont incontestablement anciennes; les yeux de la madone, où

Tête de madone en argent repoussé.

(Cabinet deM. Strauss.)

brillaient jadis des pierres précieuses, ont été dérobés. Au cou, l’on remarque les fragments d’un collier en filigrane qui portent bien le style du xiie siècle ; la robe paraît ancienne, mais elle a reçu au xvie ou xvne siècle des gravures d’arabesques ; la ceinture a été renouvelée à la même époque, ainsi que le collier de l’Enfant et surtout le trône ; les pieds de l’Enfant sont modernes ; le socle, comme nous l’indique encore la moulure, fait partie du travail primitif. Malgré les mutilations, ce monument, par sa matière et son âge, est d’une importance qui nous rend très-heureux de pouvoir l'insérer dans notre recueil.

Collection Dubruge- Dumenil. — Nous empruntons à la description des objets d’art qui composaient la collection Dubruge-Duménil *, la désignation des madones suivantes :

Une mosaïque de la sainte Vierge sur fond d’or.

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