CH. IX. — PARIS. — DIOCÈSE DU PUY
apparition d’après laquelle la reine des cieux voulait qu’on lui érigeât un temple sur ce mont, se rendit à l’endroit indiqué, qu’il fut surpris de voir couvert de neige. Il partit alors pour Rome, afin d'obtenir la permission d’y bâtir une église en l’honneur de Marie et d etre autorisé à transférer au Puy son siège épiscopal, qui était auparavant dans la petite ville de Revesse, appelée depuis saint Paulien du nom de son sixième évêque ; on éleva le sanctuaire et, lorsqu'il fut achevé, l’évèque partit pour demander au pape d’en faire la consécration solennelle. A peine était-il en route, que deux vieillards en robe blanche lui remettent des reliques qu’ils disent venues de Rome et lui annoncent que la consécration est faite de la main des anges1. Il revient sur ses pas ; les portes de la basilique s’ouvrent d'elles-mêmes; le sanctuaire apparaît éclairé d’une multitude de torches et l’autel arrosé d une huile dont le parfum embaume l’église entière. A dater de ce jour, la cathédrale du Puy est connue sous le beau nom d’église Angélique que lui ont conservé tous les siècles. Des habitations se groupèrent autour jusqu’à former en peu de temps une petite ville, puis une cité plus grande qui devint le siège des évêques et la capitale du Velay.
La statue miraculeuse qu'on y a vénérée pendant plusieurs siècles a profondément intlué sur la gloire de l’église même2. Limage avait été, dit-on, apportée de la terre sainte, en 1254, par saint Louis, qui vint exprès au Puy en faire hommage a la basilique de Marie. Une procession solennelle eut lieu pour remercier le ciel de l’heureux retour du roi 3 * * * * * * * II..