‹ La Sainte ViergeChapitre 634 sur 1187 · DIOCÈSE DE STRASBOURG · texte numérisé non relu

DIOCÈSE DE STRASBOURG

CATHÉDRALE

Le culte de la sainte Vierge fut apporté dans l’Alsace, par saint Materne, disciple de saint Pierre et, selon plusieurs écrivains, fils unique de la veuve de Naïm. Les martyrologes des viii% ix® et Xe siècles racontent que saint Materne étant mort, deux de ses disciples allèrent dire leur douleur à saint Pierre, lequel, leur donnant le bâton pastoral, leur dit de le poser sur le corps du défunt, et de lui commander de ressusciter, ce qui eut lieu en effet. Cologne et Trêves se sont partagé ce bâton et d’anciens auteurs motivent par ce miracle la coutume qu’ont les papes de ne pas porter la crosse1. Sur l’emplacement du temple où le paganisme adorait Hercule, sous le nom de Crut^mana. Kriegsmann (homme de guerre), Clovis fit élever une église à la mère du Dieu de paix. Elle fut d’abord construite en bois au moyen de troncs d’arbres disposés les uns a côté des autres et recouverts d’une grossière maçonnerie. Les antiquaires alsaciens en ont conservé le plan 2. Comme elle menaçait ruine en 628, Dagobert Ie1' la fit rebâtir, mais encore en bois. En 675, Dagobert II l'enrichit de reliques, de vases sacrés, de livres, etc3. En 768, elle fut reconstruite en pierre par Pépin et achevée par Charlemagne, qui lui fit beaucoup de présents, entre autres une croix d’or du poids de 180 livres pour l’autel de la sainte Vierge. La crypte romane, qui existe encore, est un débris de l’édifice carlovingien. Louis le Débonnaire mit solennellement la ville de Strasbourg sous la protection de la sainte Vierge, patronne de la

une figure moderne qui me semble s’écarter du type archaïque. — La ferveur qui l’entoure est du reste ce qui importe le plus et nous sommes heureux d’apprendre qu’on restaure le sanctuaire.

t. Hamon, IV, 166.

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