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Le seigneur qui accompagnait’ l’ambassade de Bohême en Angleterre (1446) parle d’une relique montrée à Cantorbéry, appelée : Redimiculum beatce Virginis , sans doute le filet pour retenir les cheveux, — de quelques cheveux de Notre- Dame et d’un fragment de son tombeau.
Il y avait avant la réforme tant de reliques à Londres qu’il aurait fallu, dit le même voyageur, deux scribes et quinze jours pour les enregistrer. Parmi ces trésors on montrait la ceinture de la sainte Vierge, qu’on disait faite de ses propres mains. Il y avait des ceintures dans plusieurs endroits et de son lait dans huit sanctuaires.
Ingulf nous dit que l’empereur Henri II reçut de Hugues, roi de France, des cheveux de la sainte Vierge, lesquels avaient été enchâssés dans un reliquaire d'or 1 .
Emblèmes. — Sur un bronze de l’abbaye de Westminster on voyait une couronne de roses avec ces mots tout autour : Sis Rosa. flos florum morbis medicina meorum. Le nom de Marie était répandu partout. « Chaque district, dit le docteur Rock, avait ses Lady-grove, Mary-field, Mary’s-well, Lady’s-mead.
Les fleurs elles-mêmes semblent vouloir s’épanouir sous le patronage de la rose mystique. Les Anglais ont : our Lady’s mantle, Marygold, Virgin’ s-bower (berceau), Mary’s-fan (éventail), Lady’s-seal, our Lady’s-laces (dentelles), Lady’s-slipper (pantoufle), our Lady’s-bedstraw, our Lady’s-fringes, etc. 2
Les confréries en Angleterre remontent au temps des Saxons. Dans la suite des temps, elles se multiplièrent d’une manière extraordinaire. M. Taylor, dans son Index monasticus , en compte pop dans la contrée de Norfolk, et dans le nombre 155 dédiées à Notre-Dame sous différents titres 3.
Nous terminerons ce tableau d’ensemble du