‹ La Sainte ViergeChapitre 896 sur 1187 · Waagen Gumppenberg, i?2. — The Month · texte numérisé non relu

Waagen Gumppenberg, i?2. — The Month

3. Ce musée est bien plus riche que les plus célèbres collections particulières, dont beaucoup ont été dispersées de nos jours, entre autres celles d’Edward Astle et Dent, de sir Mark Sykes, du duc de Sussex, de M. Joug Ottley. Parmi celles qui subsistent, nous citerons celie du duc de Devonshire à Chatsworth, du comte de Leicester à Holkam; la plus considérable de toutes est celle de Francis Douce, acquise par la bibl. Bodleian d’Oxford en 1834.

tuaires de Londres où il ne nous est plus permis d’aller prier, nous entrerons dans le British Muséum, dont les nombreux manuscrits se recommandent si spécialement à notre étude ; ces riches collections sont pour nous d’autant plus précieuses que, réunies le plus souvent par des mains protestantes, elles nous offrent, avec leurs antiques images de Marie, des témoignages moins suspects de son culte.

Nous suivrons, dans l’espèce de catalogue des représentations de la sainte Vierge qu’on va lire, l’ordre de M. Waagen, pour son bel ouvrage des manuscrits L

Manuscrits grecs. {Évangéliaire , addit.

n° 11838, xne siècle.) — Couverture d’ivoire avec sujets bibliques ; dans le texte, plusieurs miniatures concernant 1 histoire de la sainte Vierge, l’Annonciation, la Nativité, l’Adoration des mages que conduit un ange, la Présentation, le Crucifiement où nous remarquons quatre clous, et le suppedaneum, et où Marie et saint Jean se retrouvent comme toujours; la Descente de croix, et enfin la Mort de Marie. L’àme de la mère de Dieu apparaît sous la forme d’un enfant que deux anges reçoivent dans une draperie. On voit aussi le Christ sur son trône entre la sainte Vierge et saint Jean, sa physionomie sévère fait penser qu’on a voulu représenter dans cette page une scène du jugement dernier; aux pieds du Christ, on lit le nom de l’auteur : « Basilius me fecit. » L’exécution de ce manuscrit est soignée ; malgré la sécheresse des plis, les tons sont très-soutenus.

[Évangéliaire , Harleian mss. n° 1810, petit in-folio.) — On voit dans ce manuscrit une Annonciation que M. Westwood a reproduite dans sa Paléographie , et qui porte clairement le style byzantin. La sainte Vierge a robe bleue, manteau violet, souliers rouges; elle tient dans

1. Waagen, Treasures of art in Great Britain} Londres, ! 1854.

SANCTUAIRES ET IMAGES

ses doigts le El de pourpre. Ce manuscrit de 268 pages contient aussi la représentation de la mort de la sainte Vierge, dans le genre du psautier normand-français de la bibliothèque cotonienne 1.

Un Psautier grec, de 1066 (n° 19352), nous offre une singulière représentation de la sainte Vierge, dont on trouverait difficilement beaucoup d’exemples ; la mère de Dieu y paraît en buste avec le Sauveur dans un médaillon qui rappelle tout à fait les monnaies byzantines et qui est suspendu dans le ciel; à droite Gédéon, à gauche un autre personnage biblique, l’acclament d’avance2.

Manuscrits carlovingiens. ( Évangéliaire , Harleian, n° 3788, ixe siècle.) — Ce manuscrit ressemble notablement à notre Évangéliaire de Paris, compris sous le n° 686, qui avait été fait pour Charlemagne. Dans une initiale Q on voit une Visitation.

Manuscrits néerlandais. (En Vulgate, addit. n° 17738, 2 vol. in-f°, xne siècle.) — Le premier volume ne contient en enluminures que les initiales; le second commence par le livre de Job. A la page 66 est peinte une Nativité et audessous une figure symbolique de femme qui tient l’unicorne sur ses genoux, — page 185, le Crucifiement avec quatre clous, — plus loin une Ascension dans laquelle, au-dessous du Christ, apparaissent la sainte Vierge et les apôtres.

{Missel, add. n° 16949 petit in-f°.) — On remarque à la page 58 un Crucifiement où se fait sentir l'influence byzantine; selon l’usage les pieds de la sainte Vierge sont chaussés, ceux de saint Jean découverts.

Manuscrits saxons et anglais. [Évangéliaire , in-f° Cotton. Mss. Nero. d. iv). — Ce manuscrit, écrit et ornementé par Eudfrith, évêque de Lindisfarne de 698 à 720, contient seulement les Évangiles.

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