PRÉPARATION PROPHÉTIQUE. U
ceux-là combattront contre le chef des démons et contre sa race, anges ou hommes ennemis de Dieu. Ils pourront recevoir quelques blessures ; Fennemi pourra persécuter le corps mystique du Christ, comme il a pu crucifier son corps mortel. Ce sont les coups que le serpent terrassé essaie de porter au talon de son vainqueur. Mais Jésus et la femme associent les leurs à leur victoire ; et, triomphant du monde et de Tenfer, de la persécution et de la mort, ils frappent du coup irrémédiable la tête de leur ennemi.
Quand la famille humame se multiplia, et se divisa « par tribus, par langues et par nations j», la femme de qui devait sortir Tauteur d'un nouvel ordre de choses resta, vaguement du moins, Fattente de tous les peuples. Mais tandis que, chez la plupart, la tradition s'obscurcissait et se mêlait de fables, il en est un chez lequel elle alla s'éclalrcissant et se précisant de plus en plus. En renouvelant à Abraham l*antique prophétie. Dieu lui annonça que de lui sortirait ce germe attendu, en qui toutes les nations seraient bénies. En faisant alliance avec la race d'Abraham et de Jacob, il fit de ce peuple choisi le confident et l'héritier de ses promesses et le sujet de ses merveilles. Toutes les paroles du Seigneur à Israël aboutissaient à annoncer le royaume à venir, qui n'aurait pas de limites et pas de fin; ses miracles symbolisaient d'ordinaire quelque chose de la Personne du Messie ou de son régne ; ses multiples interventions pour délivrer son peuple figuraient la délivrance définitive par la Rédemption.
Des jours de Moïse à ceux de Sédécias, JEsraël eut avec lui un symbole de la présence de Dieu et un
gage de sa protection. L^arohe, tantôt portée devant le peuple en marche ou en bataille, tantôt reposant dans le Tabernacle ou plus tard dans le Saint des Saints, n* était pas faite seulement pour contenir les tables delà loi : elle était le trône de Jahveh. An dessus du a propitiatoire », table d'or qui la recouvrait, entre les ailes des deux chérubins, s'étendait Tespace nommé « Toracle ». Là, le Seigneur des* cendait invisible, soit pour veiller sur son peuple, soit pour s'entretenir avec Moïse, soit pour communiquer ses ordres aux successeurs d'Aaron ; et du^ rant le séjour au désert, ou, plus tard, dans quelques occasions solennelles, une nuée s'abaissait, enveloppant de son ombre l'arche et le Tabernacle ; c'était le signe de la présence de Dieu. -* « La Vertu du Très Haut vous couvrira de son ombre*», dira l'ange à Marie, au moment où descendra en elle le Verbe, force de Dieu, libérateur et conducteur du peuple nouveau dans sa marche vers la vraie terre promise. Cette allusion faite par Gabriel au signe connu des manifestations divines, semble établir, au nom même de Dieu, le symbolisme qui voit en Marie « l'arche de l'alliance », et le « Tabernacle du Dieu vivant ».
Au huitième siècle avant notre ère, le siècle d'or du prophétismé hébreu, le Seigneur ajoute ce trait à la promesse de la femme attendue, qu'elle doit donner le Sauveur au monde virginalement.
Sous le règne de l'impie Achaz, et sans doute en
'an 735, Rasin, roi de Syrie, et le roi d'Israël Phacée,
fils de Romélias, firent alliance contre Juda. Déjà,
Achaz avait été vaincu par chacun d'eux. Leurs