Cantique, i, i ; i, 7; y, 8; v, a
L'ËPOUSE. LA SAGESSE. FIQURES DIVERSES. 19
déclare que € son cœur est blessé* » ; aux désirs de sa bien-aimée, il répond par le don de lui-même; Marie peut dire, parlant de celui qui reposait au ciel dans le sein du Père :
Tandis que le roi était sur son lit de repos, Mon nard a répandu son parfîim*.
Attiré par son charme et ses vertus, le roi s^est communiqué à elle dans cette intimité spéciale et unique, à laquelle nulle autre ne peut avoir part. Marie est pour lui « le jardin fermé, la source close, la fontaine scellée' ». Elle répète : € Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi* ». Et lui, la comparant à toutes celles qui se sont élevées vers Dieu, la déclare la première, ou plutôt, tant elle remporte sur les autres. Tunique parmi les filles de rhumanité :
Unique est-elle, ma colombe, ma parfaite,
Unique est-elle à sa mère,
Préférée de celle qui Ta mise au jour *.
A coté du cycle des divines amours, le cycle de la sagesse occupe une large place dans la poésie de TAncien Testament. Magnifiquement chantée depuis les jours de Salomon jusqu'aux confins de Tépoque asmonéenne, la sagesse est tour à tour un attribut de Dieu, une vertu deTàme juste, une personne vivante. Dans son idée la plus générale, elle est quelque chose de divin, qui s'incline vers Thomme, le comble