‹ La Sainte Vierge: [Maria Virgo]. 7:e édChapitre 26 sur 110 · I. Saint Matthieu, i, i · texte numérisé non relu

I. Saint Matthieu, i, i

a. Saint Luc, i, Sa ; aux Romains, i, 3 ; Seconde à Timothëe, II, 8 ; unanimité de la Tradition.

3« Suivant plusieurs commentateurs, la liste de saint Luc nous amènerait non seulement près de la Sainte Vierge, mais jusqu^à elle : Héli (saint Luc, iii, aS) serait Toachim, père de

32 LA SAINTE YIËRGE.

L'une des deux branches sort de Nathan, fils de David nommé sans autre détail au livre des Rois ; elle parait être mentionnée par Zacharie le prophète, a titre de famille du Messie* ; dans l'ensemble, elle demeura toujours dans une obscurité presque complète. L'autre branche, au contraire, durant quatre siècles et demi, avait fourni toute la série de dixneuf rois de Juda, depuis David jusqu'à Jéchonias ; puis, suivant l'oracle de Jérémie adressé à ce dernier prince, elle avait perdu le sceptre pour toujours*. Pendant l'exil, les deux branches se rapprochèrent un instant, et, en la personne de Zorobabel, qui semble avoir appartenu à l'une et à l'autre, elles jetèrent un dernier éclat. Durant <ânq siècles enfin, la descendance des deux fils de Zorobabel, Abiud et Résa, ne présente que des noms totalement inconnus, jusqu'à Jacob, père selon la nature, et Héli, père suivant la loi', du charpentier Joseph. En renversant le trône terrestre de Juda, Dieu n'avait point oublié ses promesses et ses miséricordes éter-

Marie et beau-père de saint Joseph {Héli ^tant une apocope de Héliachim, et Héliaehim étant le même nom que Joaehim^ nom composé là arec Mlohim^ ici ayec Jûhveh). Cette opL nion garde une certaine probabilité. L'autre, cependant, qui voit dans les deux listes deux généalogies de saint Joseph, reste plus commune et mieux appuyée . Cf. dans le Diction-^ naîre de la Bible^ l'article G^iALoan de J^sus-Chaist, par M. F. Prat. Sur toutes ces questions, voir ibidem les articles Gémbalogib et LiviEAT du même auteur.

I. Zacharie, xii, la. Voir le commentaire de Knabenbauer sur ce passage.

a. Jérémie, xxii, 3o.

3. Dans le système le plus communément admis, cette loi est celle du Ufirat^ qui interrient plusieurs fois dans la généalogie de Notre-Seigneur. Héli et Jacob étaient deux frères, nés de la même mère, Héli étant mort sans enfants, Jacob

nellement fidèles à David ; mais, suivant les anciens oracles, le rejeton béni de Jessé devait, obscur et mystérieux, germer silencieusement des racines d*un tronc coupé*.

Cest à Bethléhem que Jessé avait vécu, et qu'était né David. On s'en souvenait à Toccasion. Même, quelc[ues anciennes traditions placent encore à Bethléhem les origines de saint Joseph et représentent une partie de la famille royale habitant toujours la terre de Juda. D'autres débris de l'illustre race étaient allés, peut-être pour cacher leur abaissement, habiter la lointaine Galilée. Il est difficile de décider auquel des deux groupes appartenaient les parents de Marie, s'ils habitaient à Jérusalem la maison qu'on leur attribue, au nord du Temple et près de la piscine Probatique, où s'ils étaient établis à Nazareth. Peut-être vaut-il mieux préférer Jérusalem, tout en reconnaissant qu'il y avait déjà à Nazareth des parents de la sainte famille*.

Elle se présente à nous, cette famille sainte, comme une peinture antique, dont le temps a seulement laissé subsister des vestiges : ce sont quelques

épousa sa reuTe — cW le mariage lëviratique — afin de « susciter un rejeton à son frère ». Ce rejeton fut Joseph qui, né de Jacob, était légalement inscrit comme fils d*Héli.

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