‹ La Sainte Vierge: [Maria Virgo]. 7:e édChapitre 33 sur 110 · VE NOM DB « MABIE ». — PRÉSENTATION AU TBMPLB · texte numérisé non relu

VE NOM DB « MABIE ». — PRÉSENTATION AU TBMPLB

LA PSYCHOLOGIE DB l'iMM ACULÉE. SES PREMIÈRES

ANNÉES AU TBMPLB (ENVIRON I9-7 AVANT l'ÈRB

vulgaire).

Amis et parents venaient à la maison d'Anne.

Après avoir félicité Theureuse mère, ils admiraient la beauté céleste de Tenfant et sa paix souriante. Probablement elle portait, comme il arrive d'ordinaire, la ressemblance des traits paternels. Mais, tout en voulant que les lois de l'hérédité eussent leur cours, la Providence avait disposé les ancêtres en vue du dernier rejeton. Dans l'ordre du temps, Marie ressemblait à ses parents et Jésus devait ressembler à Marie ; dans l'ordre de l'exemplarisme divin, Anne et Joachim avaient été faits pour Marie, et Marie était faite tout entière pour Jésus. Quand Dieu façonnait le corps d'Adam, il voyait d'avance son Verbe incamé, et € modelant chaque trait de l'argile, il pensait au Christ, qui serait homme un jour* » . A bien plus forte raison, au moment d'accomplir Tétemel dessein, c'est à l'image du Fils que Dieu

I. Tertnllien, de la Résurrection Je la chair, ti; PL., II, 80a

avait fait la mère ; et, comme c'était la grâce de Jésus qui remplissait son âme, son visage aussi 8*éclairait d'avance d'un reflet de la beauté de Jésus.

Le quinzième jour après la naissance, comme c'était l'usage pour les filles, eut lieu l'imposition du nom. Tant d'exemples de l'Écriture, où nous voyons Dieu nommer lui-même ses serviteurs, ne permettent guère de croire qu'il ait laissé au hasard ou à la volonté humaine la désignation du nom de sa mère. Sans doute, le ciel même avait choisi pour elle le nom porté autrefois par la sœur de Moïse, Miryâm^ prononcé peut-être Maryam vers le déi)ut de notre ère, et que nous transcrivons Marie^,

Ce nom, surtout si Dieu même l'avait indiqué, convenait donc bien à cette enfant singulièrement bénie. Mais le secret de son symbolisme ne nous est pas encore exactement découvert. En proposant diverses hypothèses, nous ne pouvons dire avec certitude quelle en fut,, aux jours de l'Exode, la première étymologie, ou quel sens on y attachait au temps d'Anne et de Joachim*.

I. Dans le Pentateuque, la lecture massorëtique est Mirjrdm. Mais les Septante transcrivent Maryam et les Évangëlistes disent aussi Maryam et parfois Maria, Il faut prononcer non Ma-ri'am, mais, le / (jod) étant consonne, Mar-jam^ en deux syllabes.

a. L*ouvrage le plus récent et le plus complet sur le nom de Marie est celui de Bardenhewer (Der Name Maria, 1895). La table des significations discutées dans le volume en compte 67, Un certain nombre, il est vrai, pourraient n*être pas distinguées, car elles rentrent Tune dans Tautre; et un certain nombre aussi sont évidemment insoutenables. On peut cependant se demander comment on a été amené à proposer tant d*interprétations diverses d'un même mot, et comment, maintenant encore, il reste une assez large place au doute Voici quelques iDdicaiions, trop sommaires pour être corn»

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