‹ La Sainte Vierge: [Maria Virgo]. 7:e édChapitre 40 sur 110 · I. Psaume xliv, i · texte numérisé non relu

I. Psaume xliv, i

3, Saint Ignace d'Antioche, aux Éphésiens,xix; PC, V, 660.

fondé même sur l'Ecriture, que les démons ne connurent jamais clairement et sans aucun doute Jésus comme le Fils de Dieu ' .

Puis, il fallait que la vierge choisie de Dieu eût en ce monde, pourprendre soin d'elle etde son Fils, une aide et un soutien. Durant les jours de la naissance du Messie, qui devaient être des jours d'épreuve, de pauvreté, de fuite même dans une région lointaine, il convenait que la jeune mère eût à ses côtés un protecteur. Et il convenait encore que Tenfant trouvât, près de son berceau, quelqu'un qui, au nom de son unique Père du ciel, lui tint la place d'un père terrestre, le gardant, travaillant pour le nourrir, puis l'initiant à cette vie laborieuse qu'il devait mener durant de longues années.

C'est donc sous le voile du mariage que le mystère allait s'accomplir. Dans cette union virginale, et très réelle cependant, les deux époux se donneront véritablement l'un à l'autre, mais comme on se donnerait des joyaux déjà consacrés à Dieu, qu'on livrerait à des mains sûres pour les faire garder avec un souverain respect. Ils échangeront leur tendresse, leurs soins, les prévenances de leur charité, et jouiront de tous les biens que procure aux époux la communauté de vie; mais leur mutuelle affection, où n'entrera rien de terrestre, n'aura pas l'inconvénient de partager le cœur. C'est en Dieu qu'ils s'aimeront; ils ne seront unis que pour s'aider à le mieux servir;

I. Cette ignorance ne peut s* expliquer que par deux raisons : TintelIigeBce des démons, détournée du Trai et du bien, pénètre mal les choses surnaturelles et les mystères de Dieu ; et de plus, Dieu peut les arrêter sur le seuil du sanctuaire, et les empêcher de se rendre entièrement compte de ee qui les renseignerait.

ils n'auront d'autre pensée que lui, d'autre désir que de lui plaire ^ Et bientôt, Tentant que le ciel placera miraculeusement à leur chaste foyer, sera pour eux rincomparable bénédiction, et le lien suprême de leurs cœurs dans Tamour de Dieu seul. Une si sainte et si parfaite société dépassait de bien loin la terre ; c'est du ciel qu'en venait l'idée ; et si tout mariage rappelle en quelque chose l'amour réciproque du Christ et de son Église*, aucun ne symbolisa jamais comme celui*là leur féconde et virginale union.

11 fallait donc trouver un « serviteur prudent et fidèle, que Dieu fît le consolateur de sa mère, le nourricier de sa propre chair, et enfin, dans ce monde, l'unique et très sûr auxiliaire de son grand conseil'». Cet homme, auquel tous les siècles doivent leur reconnaissance, car, après Marie, il a contribué à introduire le Sauveur dans le monde; cethomme qui a droit, de la part de l'Église, à un culte spécial, puisque, gardien de la Personne du Christ, il est pai là même établi protecteur de son corps mystique, Dieu l'avait depuis longtemps choisi et préparé. C'étaitl'un des parents de laViei^e, plus âgé qu'elle de quinze ou vingt ans peut-être^, le frère de Cleo*

' 1. Voir la Première aux Corinthiens, tu, 3a-35.

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