‹ La Sainte Vierge: [Maria Virgo]. 7:e édChapitre 44 sur 110 · I. Saint Luc, i · texte numérisé non relu

I. Saint Luc, i

a* Saint Jean, i, a6. *

en qui il se cachait, disparaissait au milieu de la foule; et les regards interrogateurs que Ton échangeait ne s'arrêtaient pas sur la jeune femme du charpentier de Nazareth.

€ Marie retourna dans sa maison' », et reprit avec Joseph sa vie de travail et de prière. Peu à peu cependant, les signes de sa maternité parurent, et, nécessairement, ils frappèrent les regards de Josteph*. 11 avait une telle assurance de la vertu de Marie, qu'il ne pouvait, quelque étranges que fussent les apparences, accepter aucun soupçon déshonorant pour elle. Non seulement sa vertu était attestée par toute sa vie et toute sa conduite; elle Pavait été encore par Dieu même, dont la Providence avait pris soin de sa virginale union. Et les circonstances de cette union, et cette évidente sainteté de son épouse, rapprochées d'une prophétie bien connue deà Juifs pieux, devaient incliner fortement Joseph à penser qu'il avait à son foyer la Vierge mère du Messie. Mais, cette conjecture de son esprit, il aurait eu besoin d'un signe ou d'un témoignage qui vînt la confirmer d'une façon certaine. Pais, se disait-il dans son humilité, si Marie était la Vierge attendue d'Israël, était-il digne, lui, d'avoir le Messie dans sa maison ? Quel rôle lui restait-il à remplir ? Et il souffrait une grande peine. Car, là où l'on est vivement intéressé et où l'on aurait besoin de pleine lumière, c'est un dur tourment que d'ignorer.

Malgré la profonde douleur que lui causait la pensée d'une séparation, il lui sembla qu'il ne pouvait,

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