‹ La Sainte Vierge: [Maria Virgo]. 7:e édChapitre 46 sur 110 · Voir le Dictionnaire de la Bible j article Crèche · texte numérisé non relu

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5. D'après la tradition locale, c*est dans cette direction et environ à cette distance qu'étaient les bergers; restent des discussions de détail.

environna. Ët^ils craignirent d'une grande crainte. L'ange leur dit alors : Ne craignez pas ; car voici que je vous apporte la bonne nouvelle d'une grande joie, qui sera pour tout le peuple. C'est qu'aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David. Et voici pour vous le l'aire reconnaître : vous trouverez un enfant enveloppé de langes, et couché dans une crèche« Tout à coup à l'ange » qui parlait aux bergers « se joignit une multitude de l'aï'mée du ciel ; ils louaient Dieu et disaient : Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et, sur la terre, paix et divine bienveillance aux hommes* I » Alors, quand, s'éloignant d'eux, les anges furent retournés au ciel, les bergers se disaient les uns aux autres : Passons donc jusqu'à Bethléhem, et voyons cet événement qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître ! Ils vinrent en grande hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, avec l'enfant couché dans. la créohe. Et, le voyant, ils reconnurent» la vérité de « la parole qui leur avait été dite au sujet de cet enfant, » Ames simples et dociles, ils n'hésitèrent pas à reconnaître, dans le nouveau-né, leur Seigneur et le Sauveur d'Israël. Marie^ le leur présentait, dans la joie souriante de sa miraculeuse maternité; et les quelques explications que, pru-

I. Il n'est pas douteux que re^ôox{a de saint Luc, et la bona voluntas de la Vulgate, ne soient la Yolontë favorable de Dieu pour les hommes (voir, par exemple, Knabenbauer, in Lueam^ p. I9a-ia4; et yérifier aux passages suivants le sens d'sôSoxia : saint MatthieUy xi, 96, et saifU Luc, z» 21 « <>«« Éphé^ siens y i, 5, 9 ; aux Philiprpiens^ 11, i3). Cela étant, mieux Taut modifier une formule française, q^ est généralement comprise dans un sens différent du yrai. Fouard (Vie de Jèsus^ Christ f in-8% 1880, p. 67), utilisant une indication de Bossuet, propose : « Paix sur la terre aux hommes chéris de Dieu ! »

demment et discrètement, elle et Joseph leur donnaient, confirmaient ce quWaient dit les anges. Ils rendirent hommage à Tenfant, et peut-être soulagèrent la détresse de la famille sainte par quelques présents cordialement offerts de leur pauvreté.

Puis, tout pénétrés de la grande joie qu'on leur avait évangélisée du ciel, ils ne quittèrent pas Bethléhem sans y avoir annoncé la bonne nouvelle. L'ange n'avait-il pas dit que Tallégresse devait être pour tout le peuple ? « Et tous ceux qui en entendirent parler, furent dans Tadmiration de ce que les bergers leur avaient dit. » Enfîn,Ies heureux « pasteurs s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu de tout ce qu'ils avaient entendu et vu i>. Car tout était bien a conforme à ce qui leur avait été dit o par les envoyés du ciel.

Cependant, près de la crèche, Marie goûtait l'inexprimable joie de contempler son Fils ; la joie d*avoir entendu les anges chanter sa venue et le manifester aux hommes; la joie d'avoir vu, agenouillés devant lui dès la première heure, les pauvres et les simples, ses bien-aimés. « Elle conservait toutes ces choses, en rapprochant » toutes les circonstances, « dans son cœur ». Et de temps en temps, se penchant sur l'enfant qui lui souriait, < elle lui donnait des baisers plus que d'une mère, parce que c'étaient les baisers d'une mère vierge* ».

I. Bossuet, sermon sur le Rosaire, i65i (Lebarq, t. I, p. 79), et premier sermon pour la Nativité de la Sainte Vierge, i65i (ibid,, p. 171).

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