I. Nombres, m, i
a. Cf. Enabenbauer, in Lucam, n, 89, arec les auteurs cites pour la seconde explication.
3. Sur le séjour de la sainte famille à Bethléhem, et sur Tordre des faits, on peut voir, par exemple, Cornely, Intro^ ductîo^ 1886, t. III, p. ao3-2io5 ; Knabenbauer, in Matthœwn^ II, I et aa, p. 71-73 et iio. — En résumé, les deux principales raisons d'admettre ce séjour sont : i** L'extrême difficulté qu'il y aurait à placer la présentation entre l'arrivée des mages et la fuite en Egypte ; a* l'intention qu'avait saint Joseph, au retour de l'Egypte, d'habiter non en Galilée, mais en Judée ; c'est donc là qu'il s'était déjà fixé avant la fuite.
Évidemment, ils ne passèrent pas ce temps dans rétable qui leur avait d*abord servi de refuge. Marie n^était pas même obligée d'y demeurer pendant les quarante jours qui s'écoulèrent de la nativité à {la purification. Ils habitèrent dans la petite ville quelque modeste maison ^, et y vécurent de leurs faibles ressources et du travail de leurs mi^ins.
Vraisemblablement, ils restèrent en relations, peut-être en relations fréquentes, avec les parents de Jean-Baptiste. On était trop voisin, trop uni par le sang, et par le lien plus fort de la grâce, pour ne pas se visiter. Elisabeth et Zacharie venaient, sous rhumble toit de Bethléhem, adorer le roi des anges ; ou bien ils soulageaient Tindigence de leurs parents, en leur offrant pour quelques jours F hospitalité de leur propre maison ; ou quelquefois peut-être, on se rencontrait dans Tun des nombreux vallons que découpent, entre Bethléhem et Kârem les montagnes de Juda. Pour les premiers mois de la vie de Jésus, la vraisemblance historique est en faveur de ces scènes de c Sainte Famille » , si souvent rêvées par la piété et Tart chrétiens : le juste Joseph et le prêtre Zacharie s'entretenant ensemble des grandeurs de Dieu et de sa Loi ; les deux mères assises Tune près de l'autre, tenant sur leurs genoux leurs enfants bénis, et resserrant les liens intimes formés entre elles par l'amour de Dieu et la révélation de l'Esprit-Saint; Jésus souriant à Elisabeth, se laissant volontiers prendre par elle, et tendant les bras vers son précurseur; Jean, de six mois plus âgé, essayant de faire vers son Maître ses premiers pas, ou parfois, à l'imitation de Jésus, s'abandonnant aux mains