I. Saint Matthieu, ii, ii
l'adoration des mages. 117
de Marie, et s*y reposant plus doucement encore qu^entre celles d*Élisabeth.
Mais déjà Tépreuve allait interrompre ces jours de bonheur, et elle allait venir à la suite d*une nouvelle glorification du Messie.
< Voici, en effet, que, Jésus étant né en Bethléhem de Judée, aux jours du roi Hérode, des mages ^ », à la fois grands seigneurs et savants adonnés à Tobservation des astres, < arrivèrent à Jérusalem ». La date de leur venue reste incertaine. L*enfant Jésus n*avait pas deux ans encore; peutêtre àvait-il seulement quelques semaines ou quelques mois; peut-être, comme on Ta dit parfois dans Tantiquité, ses adorateurs se trouvèrent-ils à Bethléhem le ^5 décembre, au jour anniversaire de sa naissance ; peut-être enfin, et c*est Topinion de beaucoup, la date liturgique de la fête est-elle la date même de Tévénement ; dans ce cas, il s^agirait du 6 janvier de l'an ^So de Rome, 4 avant notre ère, Tenfant Jésus étant âgé d'un an et treize jours '.
Les mages venaient < des contrées de l'Orient», peut-être d'Assyrie ou de Chaldée, plus probablement de Médie ou de Perse. Un météore, miraculeusement formé et semblable à une étoile', leur
I. Saint Matthieu, ii, i-ia; texte commenté dans les pages fuivantes.
a. Du moins, dans le système suivi ici. Ceux qui font naître Fenfant Jésus un an plus tôt (le a 5 décembre de Tan 7) peuvent placer FEpiphanie au 6 janvier de Tan 5. En tous cas, et dans tout système, le dernier 6 janvier possible est celui qui précéda d'environ trois mois la mort d*Hérode«
3. Seule opinion scientifiquement admissible (voirKnabenbàuer, sur ce passage, et Dictionnaire de h Bihle^ art. Etoilb
était apparuy assez probablement vers le temps de la naissance de Jésus; d^anciennes traditions, ou la connaissance des prophéties répandue en Orient par les Juifs de la captivité, et surtout la grâce de Dieu, leur avaient donné Tinterprétation du signe céleste; tout prêts à rendre hommage au dominateur que Dieu faisait sortir de Juda, ils s*étaient mis en route ; et, tout naturellement, c^est dans la capitale qu*ils cherchaient le nouveau roi. c Où est, disaient-ils, le roi des Juifs qui est né ? Car nous avons vu sou étoile en Orient, et nous sommes venus pour l'adorer.
« A cette nouvelle, le roi Hérode se troubla, et Jérusalem tout entière avec lui. Il assembla » sinon tout le Sanhédrin, du moins < tous les princes des prêtres et les scribes du peuple », c'est-à-dire les dépositaires officiels de la science des Écritures, < et il leur demandait où devait naître le Messie. Ils lui répondirent : En Bethléhem de Juda ; car voici ce qui est écrit par le prophète : Et toi, Bethléhem, terre de Juda, tu n'es aucunement la moindre parmi les villes principales de Juda, car de toi sortira le chef qui paîtra mon peuple d'Israël ^
< Alors Hérode fit secrètement appeler les mages, et s'enquit d'eux avec grand soin du temps auquel l'étoile leur était apparue. Et, les envoyant à Bethléhem, il leur dit : Allez, et prenez des informations exactes au sujet de cet enfant, et, quand vous l'aurez trouvé, faites-le moi savoir, afin que, moi aussi, j'aille l'adorer.
DES mages), et qui est celle de saint Thomas, 3* partie, q. xxxTi, a. 7.