‹ La Sainte Vierge: [Maria Virgo]. 7:e édChapitre 56 sur 110 · LA FUITE EN ËGTPTB · texte numérisé non relu

LA FUITE EN ËGTPTB

indispensables bagages, et Marie tenait son précieux fardeau ; peut-être — on le conjecture plutôt qu'on ne le sait — avaient-ils un âne pour alléger un peu leur fatigue ; la nuit même de l'apparition de Tange, ils étaient partis. En quatre jours peut-être, car ils se hâtaient, ils purent atteindre Rhinocolure et la « rivière d'Egypte^ », frontière fameuse dans Thistoire biblique, derrière laquelle Hérode ne pouvait plus les atteindre.

Suivant des traditions locales assez acceptables, ils poursuivirent leur route jusqu'à Héliopolis. C'était l'antique ville de 'On, patrie d'Asenath, femme du patriarche Joseph. Son nom sacré Pi-Râ, « demeure du Soleil », était devenu Héliopolis dans l'Egypte hellénisée. Aujourd'hui, son emplacement reste marqué par un obélisque et quelques ruines au niveau du sol, près du village de Matarieh, à sept ou huit kilomètres au nord -est du Caire. On montre, a Matarieh, dans le « jardin du Baume », un sycomore, vieux de deux siècles et demi, dont le tronc s'ouvre et s'incline, comme pour offrir l'ombre de ses rameaux. On le nomme 1' « arbre de la Vierge » ; il a remplacé d'autres c arbres de la Vierge » plus anciens, et l'on dit que la sainte famille se reposa sous celui qui, il y a dix-neuf siècles, croissait au même endroit. A quarante mètres du sycomore, les anciens pèlerins visitaient une source, dont les eaux sont aujourd'hui difficiles à distinguer d'avec les infiltrations du Nil ; au dire des Coptes, c'est Jésus qui l'aurait fait jaillir. Et enfin, au Vieux-Caire, un peu au sud du Caire actuel, on fait visiter, dans l'Église copte, l'endroit qui aurait, au moins à un certain

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