‹ La Sainte Vierge: [Maria Virgo]. 7:e édChapitre 57 sur 110 · I . Aujourd'hui rOuadî-el-Arish · texte numérisé non relu

I . Aujourd'hui rOuadî-el-Arish

moment de leur voyage, servi de retraite aux exilés^.

Cest dans le nome d'Héliopolis que, du temps d^Antiochus Épiphane, se réfugia le grand-prêtre Onias IV. Interprétant d'après ses vues personnelles la Loi et Isaïe, il y bâtit, à dix-huit kilomètres au nord de la Ville du Soleil, un temple, qui fut toujours mal vu des Jérosoly mites. Nombreux dans toute rÉgypte, les Juifs de la dispersion Tétaient très spécialement à Héliopolis, et dans toute la région environnante. Il n*est donc pas invraisemblable que Marie et Joseph aient franchi, à compter depuis Rhinocolure, deux cent cinquante kilomètres et plus, pour venir se fixer dans une province si fréquentée par leurs compatriotes.

Le voisinage des communautés juives atténuait, sans la faire disparaître, la tristesse du séjour sur une terre païenne, et donnait aux nouveaux venus des facilités plus grandes pour trouver un peu de travail. L*or des mages, que leur avait envoyé la Providence à la veille du départ, avait dû être épuisé par le voyage et les dépenses nécessaires à un^e nouvelle installation ; beaucoup supposent aussi que les saints parents de Jésus ne faisaient pas grande réserve d'or, et ne tardaient pas à distribuer à de plus pauvres tout ce dont ils pouvaient à la rigueur se passer. Pour vivre et pour élever l'enfant divin, ils avaient leur labeur de chaque jour. Joseph se fatiguait au rude travail du bois ; et Marie, elle aussi, cherchait probablement quelque gain dans ces ouvrages qu'elle faisait avec tant d'habileté. Tantôt, assise près du berceau de Jésus, elle cousait, filait ou brodait ; et

I. Cf. le P." M. Jullien, VArhrç de h Vierge à Matarieh (4* édit., 1904),

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