‹ La Sainte Vierge: [Maria Virgo]. 7:e édChapitre 67 sur 110 · VIE DE CONTEMPLATION ET D'AMOUR · texte numérisé non relu

VIE DE CONTEMPLATION ET D'AMOUR

la maison, près de sa mère. Bientôt, il suivit son père ; il parut apprendre de lui ce métier de < charpentier », qui alors se confondait en partie avec celui de bûcheron, de menuisier, de charron même ; sous sa direction, il fabriqua ces jougs et ces charrues, dont, au siècle suivant, on gardait le souvenir ^ Pendant ce temps, JVf arie remplissait avec l'attention la plus diligente tous ses devoirs de maîtresse d'une humble maison. Elle préparait les repas que Joseph et l'enfant devaient trouver en revenant de leur travail. Prenant sur son épaule la cruche de terre, elle allait puiser de l'eau à la fontaine, à la même qu'on voit aujourd'hui encore, car il n'y eut jamais qu'une seule fontaine à Nazareth. Elle prenait soin du linge; et même, comme les ménagères d'alors, elle faisait en grande partie ses propres vêtements et ceux de la famille. Peut-être acceptait-elle également et cherchait-elle des travaux à faire pour le dehors; c'était un petit gain ajouté à celui de Joseph, et c'était le moyen de faire l'aumône. Souvent aussi sans doute, elle donnait aux nécessiteux non seulement les quelques pièces d'argent qu'elle gagnait, mais l'ouvrage même de ses mains. Son Jésus ne la regardait-il pas avec le même reconnaissant amour, soit qu'elle travaillât pour ses frères les pauvres, soit qu'elle tra* vaillât pour lui ?

Sa vie n'en était pas moins une vie contemplative. Au plus intime de son âme et indépendamment des sens, c'était cette perpétuelle méditation des choses de Dieu qui semble avoir été l'un de ses privilèges. Et de plus, les objets de ses pensées, qu'une inter-

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