‹ La Sainte Vierge: [Maria Virgo]. 7:e édChapitre 68 sur 110 · I. Saint Justin, contre Trj-phony 88; PC, VI · texte numérisé non relu

I. Saint Justin, contre Trj-phony 88; PC, VI

vention miraculeuse avait dès rorigine mis dans son esprit, elle les retrouvait, elle les puisait au dehors, par tous les actes, pareils aux nôtres, auxquels elle exerçait ses facultés. Ses yeux se baissaient, lorsqu'elle traversait la terre, ses oreilles se fermaient aux bruits du monde; mais ses sens, son imagination, sa mémoire, elle les concentrait sur Jésus, sur sa Personne, sur sa vie, sur tous ses mystères, accomplis près d'elle, avec elle, et en elle. Là était le trésor gardé dans le cœur, sans cesse contemplé, étudié sous mille aspects, enrichi d'apports nouveaux.

Et parmi ces nouveaux apports, il faut mettre sans doute les entretiens journaliers de Jésus, ses confidences faites à sa mère, ses conversations pendant ou après les repas, ses épanchements, lorsque, aux jours de repos, il faisait avec Marie et Joseph la courte promenade du sabbat, descendant avec eux la colline de Nazareth ou montant jusqu'au sommet d'où [l'on contemple la mer de Tibériade avec sa ceinture de montagnes.

Il est certain, en effet, bien qu'aucun écho ne soit venu jusqu'à nous des conversations de la sainte famille, que Jésus, Marie et Joseph échangeaient entre eux chaque jour leurs pensées, l'intime de leurs pensées, sur les affaires et sur les devoirs qui remplissaient leur vie, et surtout, sur le grand devoir d'aimer Dieu et de s'unir à lui, sur la grande affaire du salut du monde. Nous aimons à nous représenter Jésus, à mesure qu'il avançait en âge, prolongeant ces entretiens, dont Marie et Joseph attendaient l'heure avec une sainte avidité, et dont ils savaient si bien goûter le charme. Gomme la parole du Fils retentissait profondément au cœur de la mère, et quelles réponses elle y éveillait! Et

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