‹ La Sainte Vierge: [Maria Virgo]. 7:e édChapitre 85 sur 110 · I. Saint Jean, zit, a7-3f · texte numérisé non relu

I. Saint Jean, zit, a7-3f

Seigneur saisi au jardin, conduit chez les grandsprêtres, interrogé par eux, condamné par le Sanhédrin. Il est maintenant emprisonné chez Caïphe. Au lever du jour, les sanhédrites se réuniront pour un second jugement, et on livrera ensuite le Maître aux mains du gouverneur.

Notre-Dame pleure et prie, attend le jour, et, dès qu^il va paraître, sort avec Jean et les saintes femmes — - toujours autant qu*on peut le conjecturer — et se rend à la porte du palais de Caïphe. Là, elle voit ceux qui vont juger son Fils. Ils se réunissent, ils entrent.... Bientôt, ils sortent tumultueusement, emmenant Jésus chez Pilate.

C*est alors que, pour la première fois, Marie voit Jésus captif, lié, portant aux cheveux, à la barbe, sur les vêtements, les traces des insultes de la nuit.

Et, depuis ce moment, elle ne cesse plus de suivre et de chercher son Fils, à TAntonia, chez Hérode, de nouveau à TAntonia, quelquefois le rencontrant à un détour de rue, Tapercevant dans la cour intérieure d*un des palais, échangeant alors avec lui un regard. Quand il parait en public, comme elle le contemple ! Avec quelle angoisse son cœur le suit quand il entre au prétoire ou dans le palais d*Hérode ! Après la flagellation et le couronnement d'épines, quand Pilate présenta Jésus à la foule, elle le vit, son Fils! Elle le regarda longuement, avec une douleur indicible, et, autour d'elle, les cris de la foule retentissaient, et pénétraient jusqu'au fond de son cœur : < Otez-le ! Crucifiez-le ! » Elle était là, dans cette foule, s'efforçant de se tenir un peu à l'écart, et cependant le plus près possible de Jésus. Dans l'extrême violence de sa douleur, elle ne dit pas le moindre mot, elle ne fait pas le

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