MARIE AU CÉNACLE ET LA PENTECÔTE
envoyer TEspril-Saint. Le ciel, à ce moment où il s'ouvre pour recevoir Jésus, s'ouvre aussi pour révéler la grandeur de la mère de Dieu.
Cependant, la nuée s'était refermée sur Jésus. Les deux anges en vêtements blancs, envoyés pour avertir les apôtres qu'il reviendrait un jour juger le monde, avaient disparu. Les premiers disciples du Sauveur restaient seuls sur la terre, avec leur mère Marie. Ils parcoururent la distance sabbatique, d'environ douze cents mètres, qui sépare le mont des Oliviers de Jérusalem, et rentrèrent dans le Cénacle, pour se préparer à la venue de l'Esprit-Saint.
Apôtres et disciples, au nombre approximatif de cent vingt personnes, formaient le noyau de l'Église, la partie la plus fervente de ceux qui avaient cru au Christ, et qui maintenant attendaient, sur la foi de sa parole, l'heure des grandes illuminations du Paraclet. Chaque jour, ils revenaient de leurs habitations se réunir et passer de longues heures dans la prière, au lieu même, devenu un sanctuaire, où Jésus avait institué l'Eucharistie. Il y avait là des saintes femmes; les parents du Seigneur, Jacques et Jude, comptés parmi les apôtres, et deux autres, Simon et Josès, en dehors du collège apostolique ; les onze apôtres, dont saint Pierre compléta le nombre par l'adjonction de saint Matthias; enfin, audessus des fidèles, au-dessus de la hiérarchie, dans un rang plus élevé, « Marie, mère de Jésus ^ », leur apprenant à tous à « persévérer unanimement dans la prière », et, dans son cœur à elle, réunissant, symbolisant, élargissant la prière de toute l'Église.