‹ La Sainte Vierge: [Maria Virgo]. 7:e édChapitre 96 sur 110 · I. Actes des Apôtres, i^ i · texte numérisé non relu

I. Actes des Apôtres, i^ i

A cette Église que Jésus avait acquise et fondée par son sang, où il avait marqué à chacun sa fonction et son degré, il ne manquait plus qu*une seule chose, ce dernier souffle, qui donne à la vie sa plénitude, et dispose immédiatement à Faction. Le Christ avait promis ce complément de son œuvre, en Tattribuant à TEsprit-Saint. Gir toute la Trinité agit dans Fœuvre de la fondation de TÉglise et de la sanctification des âmes. Le Père est la source de tout don parfait : il nous donne le Fils ; avec et par le Fils, il nous donne TEsprit-Saint. Et, de même que TEsprit-Saint est le terme des opérations vitales et intimes de Dieu en lui-même, il est aussi le dernier don, celui qui parachève Tœuvre divine au dehors.

Ce fut le cinquantième jour après la Résurrection, vers neuf heures du matin, qu'un grand bruit, comme celui d'un vent violent qui aurait envahi toute la maison, annonça aux apôtres la venue du Consolateur. On vit apparaître dans le Cénacle comme des langues de feu; elles se reposèrent sur la tète de chacun. Aussitôt, ce furent de saints transports, des prières, des actions de grâces en toutes langues, s'échappant de ces poitrines que le feu divin avait embrasées. La foule, au bruit, s'assembla, et, pour la première fois, Pierre, au nom des douze, rendit témoignage au Christ, et lui conquit trois mille disciples.

Plus intimement pénétrée de l'Esprit, et plus tranquille dans son action de grâces, Marie demeurait priant, et, encore une fois, remerciant Dieu des grandes choses qu'il avait faites en elle. Le Paraclet s'était donné à elle plus qu'à tous les autres ; pour atteindre les autres, sa grâce avait, pour ainsi dire, passé par ellie, c'est-à-dire avait été attirée par sa

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