‹ La Sainteté de PascalChapitre 17 sur 56 · Pensées et Opuscules, p. 238. Œuvres, T. IX, p · texte numérisé non relu

Pensées et Opuscules, p. 238. Œuvres, T. IX, p

à la richesse et à l'art d'en créer, mais pas pour lui-même -cette fois ; il avait abjuré tout luxe personnel et vendu jusqu'à ses livres, à l'exception de sa Bible, de son .Saint-Augustin, peutêtre de son Montaigne l. Aussi quand son génie pratique lui eût révélé les possibilités du véhicule public qu'il appela carrosse à cinq sous et que nous nommons omnibus, il en consacra tous les bénéfices aux pauvres affamés de Blois et de l'Hospice de Paris *.

On pourrait multiplier les exemples ; mais j'en ai dit assez, je pense, pour établir deux de mes points : 1° que Pascal ne se désintéressa jamais des mathématiques ; -2° que, tout saint et tout ascète qu'il fût, il était également homme du monde.

Le troisième point est à certains égards plus délicat, et touche de près à la question de la Vérité chez Pascal. Son nom est si inséparablement lié à celui de Port-Royal, sa défense de Port-Royal et de tout ce que cette institution représente est si complète et si sincère, qu'il est difficile de le prendre au mot lorsqu'il déclare dans les Provinciales que l'auteur des lettres

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