‹ La Sainteté de PascalChapitre 21 sur 56 · Cf. hic y Appendice II : Mémoire du P. Beurrier · texte numérisé non relu

Cf. hic y Appendice II : Mémoire du P. Beurrier

demandait l'aumône. Il s'enquit de sa situation et la conduisit sur-le-champ au séminaire dépendant de l'église ; il la confia aux soins d'un bon prêtre et fournit les vêtements et les fonds nécessaires pour lui trouver une situation convenable. Cet incident revêt une signification particulière si nous nous rendons compte que Saint-Sulpice était une église, sinon jésuite, du moins antijanséniste, et que le séminaire avait été fondé par M. Olier, qui détestait le Jansénisme et le traitait de « monstre » 1. Il est clair que Pascal n'était pas connu du prêtre qui les reçut, lui et sa protégée, ni d'aucune personne de la maison; mais il est clair aussi que Pascal ne craignait pas de délaisser son église paroissiale pour entendre la messe dans une église qu'un Port-Royaliste convaincu aurait fui comme la peste. Ceci ne nous oblige certes pas à taxer de mensonge Mme Périer, quand elle affirme que son frère n'avait jamais rompu avec ses amis de Port- Royal, qu'ils vinrent le voir à ses derniers moments, et qu'il se confessa à l'un d'eux \ Mais cela confirme ce qu'indiquait déjà son entretien

1. 11 écrivait à la reine, Anne d'Autriche : « La régence de votre fils ne doit pas être moins vigoureuse à étouffer ce monstre. » Cf. Jovy, op. cit., T. IV, p. 17.

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