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Épître aux Romains, I

PASCAL POLEMISTE

Mon texte est toujours : Miséricorde et Vérité. Mon sujet : Pascal polémiste.

Il y a dans les lettres de Mme de Sévigné une page admirable retraçant une querelle entre Nicolas Boileau et un père Jésuite, quelque trente ans après la mort de Pascal. « ... Pendant un dîner chez M. de Lamoignon... on parla des ouvrages des anciens et des modernes. Despréaux soutint les anciens, à la réserve d'un seul moderne qui surpassait, à son goût, les anciens et les nouveaux... Le Jésuite presse Despréaux de nommer cet auteur si merveilleux... Despréaux lui dit : « Mon Père, ne me pressez point. » Le Père continue... Enfin, Despréaux le prend par le bras et le serrant bien fort, lui dit : « Mon Père, vous le voulez ? hé bien, morbleu, c'est Pascal! — Pascal, dit le Père tout rouge, tout étonné, Pascal est autant beau que le faux

peut l'être ! » La discussion s'anime ; Boileau s'échauffe, arpente l'appartement... « et, prenant Corbinelli [l'un des convives] par le bras, s'enfuit au bout de la chambre; puis, revenant et courant comme un forcené, il ne voulut jamais se rapprocher du Père et s'en alla rejoindre la compagnie qui était demeurée dans la salle à manger 1 ». Si le Jésuite avait dit « Pascal a tort », il est possible que Boileau eût témoigné une égale véhémence, mais il aurait peut-être condescendu à discuter. L'histoire de Pascal offre matière à discussion après plus de deux cent cinquante ans. Mais Ton peut aujourd'hui réfuter avec plus de calme, bien qu'avec une égale assurance, l'accusation de déloyauté morale ou intellec-

1. Lettre du 15 janvier 1690, à MŒ0 de Grignan. La défense de Pascal présentée par Boileau fait plus honneur au cœur du critique qu'à son jugement. Quand le Père a traité Pascal de faux, « Le faux, reprend Despréaux, le faux ! Sachez qu'il est aussi vrai qu'il est inimitable. On vient de le traduire en trois langues. — Le Père répond: Il n'en est pas plus vrai! — Despréaux s'échauffe et, criant, comme un fou : « Quoi, mon Père, direz-vous qu'un des vôtres n'a pas fait imprimer dans un de ses livres qu'un chrétien n'est pas obligé d'aimer Dieu? Osez-vous dire que cela est faux ? — Monsieur, dit le Père en fureur, il faut distinguer. — Distinguer^ dit Despréaux, distinguer, morbleu ! Distinguer, distinguer, si nous sommes obligés d'aimer Dieu ?... Et prenant Corbinelli, etc..

Cinq ans plus tard, Boileau composa son Épître XII, Sur l'Amour de, Dieu, et l'adressa à l'abbé Renaudot, fameux orientaliste.

tuelle portée contre lui. C'est la tâche que nous allons assumer dans ce chapitre.

Les occasions ne manquèrent point du vivant de Pascal, pour donner prise à cette imputation. Il était sans cesse mêlé à quelque controverse, d'une sorte ou de l'autre, scientifique ou théologique. Pas toujours, d'ailleurs, en son propre nom ; ses coups les plus rudes, il les asséna pour défendre ses amis. Mais sa nature fière et impatiente, ses nerfs qu'un mal chronique avait tendus au point de les rompre, un zèle farouche pour la vérité et un don merveilleux de la dialectique, tout le poussait à s'engager fréquemment ; et une fois engagé, il n'est point douteux que Pascal se complût à discuter.

Sa première grande querelle, comme son avant-dernière, fut avec un Jésuite, et dans un domaine où la théologie n'avait que faire. Le Père Noël, recteur d'un Collège de Jésuites *, doué d'un goût vif pour la science et pourvu d'une éducation scolastique, s'efforçait bravement de concilier l'ancien système de physique avec le nouveau. C'était un ami de Descartes ; mais qui adhérait fermement à la vénérable doc-

1. Le Collège de Clermont, alors le principal collège de Jésuites de Paris, aujourd'hui Lycée Louis-le-Grand.

trine que la Nature a horreur du vide. Pascal, qui était au courant des récentes expériences faites en Italie sur la pression atmosphérique, bien qu'il en ignorât Fauteur 4, avait largement expérimenté pour son propre compte, et en était arrivé à cette conclusion que, tout en faisant horreur à la Nature, le vide n'était cependant pas impossible. Il publia, en 1647, le résultat de ses recherches, et se trouva aussitôt aux prises avec Noël. Un vif débat s'éleva entre eux, marqué par une courtoisie parfaite jusqu'au moment où parut un malencontreux ouvrage de Noël, dans lequel celui-ci, trop malade pour revoir son travail, paraissait reprendre et affirmer tous les points qu'il avait concédés auparavant8. Le père de Pascal intervint maladroitement par une lettre où s'étalait son antipathie pour les Jésuites plus encore que son amour de la science ; et Pascal lui-même se laissa aller à prononcer quelques

1. Cf.: « Comme nous estions tous dans l'impatience de sçavoir qui en estoit l'Inventeur, nous escrivismes à Rome » etc... Lettre à M. de Ribeyre, 12 juillet 1651. Œuvres, T. II, pp. 478-

2. Le Plein du Vide (1648) dédié, avec une préface singulièrement présomptueuse au prince de Gonti, et traduite immédiatement après par l'auteur sous le titre Plénum experimen' tis novis confirmatum auctore Stepha.no Natale socielatis Jesu (1648). Cf. F. Strowski, op. cit., T. II, p. 105 sqq ; Sainte-Beuve, op. cit., T. II, p. 475.

paroles dures l. Le Père Noël était un aimable vieillard qui ne leur garda pas rancune. Il fut même prodigue de louange envers le jeune homme qui l'avait vaincu 3. Mais il est évident que le premier contact de Pascal avec la société de Jésus n'était pas de nature à lui inspirer une haute idée de leur esprit de suite ni de leur science. Aussi n'est-il pas surprenant que, lorsqu'il fut accusé, quatre ans plus tard, dans la thèse d'un Jésuite, de s'être approprié sans rien dire les expériences d'autrui,il en ait conçu

1. Cf. « Lettre de M.Pascal le père au R. P. Noël » (1648). Œuvres, T. Il, p. 255-279. « Lettre de Pascal à M. le Pailleur au sujet du P. Noël, Jésuite » (1648) ad fin. Œuvres, T. II, p. 179-

2. Cf. « Hanc experientiam totidem verbis D. Pascalis filius Gallice exposuit in libro quem sic inscripsit, Expériences nouvelles touchant le vuide. In quo, et singularemab omnibus gratiam iniit, et magnam ipse ingenii, et doctrinae, laudem assequutus est. » Plénum, p. 2.

Cet éloge fait défaut dans le traité en français qui note simplement que Pascal a fait l'expérience.

3. Cf. Lettre de M. Pascal le fils adressante à M. le Premier Président de la Cour des Aydes de Clermont-Ferrand, etc... dans Pascal, Œuvres, T. II, p. 478 sqq. Le passage qui froissa Pascal est le suivant :

« Il y a certaines personnes aymans la nouveauté, qui se veulent dire les Inventeurs d'une certaine expérience dont Torricelli est l'Auteur, qui a esté faile en Pologne ; et non obstant cela, ces personnes se la voulans attribuer, après l'avoir faicte en Normandie, sont venus la publier en Auvergne. »

du ressentiment, et que ses préventions s'en soient accrues.

Le problème était toujoursceluidelanaturedu vide. Pascal voulait démontrer, par une preuve irréfutable, la brillante hypothèse de Torricelli • que l'équilibre du mercure dans le baromètre est dû à la pression atmosphérique. Il le fit avec ce soin méticuleux et ce mépris de la dépense auxquels j'ai fait allusion dans le chapitre précédent. Il commença ses expériences à Rouen et les poursuivit à Paris l; mais son véritable triomphe, il le remporta sur le Puy-de-Dôme, le 19 septembre 1648, alors que, la colonne de mercure baissant constamment à mesure qu'on gravissait la montagne, la théorie scolastique de l'horreur éprouvée par la Nature pour le vide se dissipait en fumée ! Dans son compte rendu de l'expérience, Pascal se fait scrupule de réclamer plus que son dû. Il tient à assigner à Galilée et à Torricelli la part qui leur revient dans la découverte de la nouvelle loi ; il a conscience d'avoir soulevé le voile quelques pouces plus haut que ses deux prédécesseurs, et il en est fier ; mais il est prêt à partager la joie de quiconque, utilisant ses conclusions, fera plus

l.Cf. Strowski, op. cit., T. II, p. 179.

encore pour la science et la vérité *. Son succès éveilla diverses jalousies ; Descartes, dont on attendrait mieux, se plaignit de n'avoir pas été personnellement cité, vu qu'il avait encouragé le jeune Pascal à tenter Fexpérience contre son gré \ Les Jésuites, nous l'avons vu, le traitèrent de plagiaire. La protestationpar laquelle Pascal répondit est un modèle de dignité et de franchise. « Encore que personne ne soit obligé d'estre sçavant non plus que d'estre riche, personne n'est dispensé d'estre sincère ; de sorte que le reproche de l'ignorance n'a rien d'injurieux que pour celuy qui le profère ; mais celui de larcin est de telle nature qu'un homme d'honneur ne doit point souffrir de s'en voir accusé, sans s'exposer au péril que son silence tienne lieu de conviction 3. » Voilà bien l'amour de la vérité ; voilà aussi le point

1. « Et comme je suis certain que Galilée et Torricelli eussent esté ravis d'apprendre de leur temps qu'on eut passé outre la cognoissance qu'ils ont eue, je vous proteste, Monsieur, que je n'auray jamais plus de joye que de voir que quelqu'un passe outre que celle quej'ay donnée. » Lettre à Ribeyre, Le. p. 495.

2. Cf. « C'est moy qui l'avois prié, il y a deux ans de la vouloir faire [l'expérience], et je l'avois assuré du succez, comme estant entièrement conforme à mes principes, sans quoy il n'eust eu garde d'y penser, à cause qu'il estoit d'opinion contraire.» Descartes, Lettre à Carcavi, 17 août 1649.

3. Deuxième Lettre à M. de Ribeyre, 8 août 1651. Œnvrcs, T. II, pp. 500-502.

d'honneur. Deux des qualités que nous ayons revendiquées pour Pascal sont désormais prouvées comme il aurait souhaité qu'elles le fussent, par une observation particulière.

Entre Pexpérience sur le vide et son excursion scientifique suivante, s'intercalent les Provinciales, qui demandent à être traitées à part. Il faut dire ici un mot de la discussion sur la « roulette », qui appartient aux dernières années de Pascal. Ses découvertes relatives à cette courbe marquent son dernier effort en géométrie.

Cette fois encore, c'est une question de priorité, et il faut bien reconnaître qu'à première vue, Pascal parait avoir manqué à la justice envers son grand prédécesseur Torricelli, et semble mériter les paroles sévères qu'ont eues pour lui les historiens des mathématiques *. Mais, tout en reconnaissant son injustice, il convient de marquer qu'elle se manifeste en faveur d'un ami.

La cycloïde et ses propriétés avaient retenu l'attention de toute une génération de mathématiciens : Galilée et Torricelli en Italie, Mersenne et Roberval en France. Roberval, de vingt ans

1. Par exemple: V.Cantor; Vorlesungen iiber die Geschichte der Mathematik (1892), T. II, p. 807 ; Maximilien Marie, Histoire des Sciences Mathématiques, T. IV, article Torricelli.

l'aîné de Pascal, personnage vaniteux et irascible, disputa violemment la priorité de sa solution de la surface engendrée par la cycloïde, que Torricelli revendiquait pour Galilée et pour lui. Son insistance épuisa Torricelli et lui arracha une lettre où, de guerre lasse, il disait qu'il importait peu que le problème eut été résolu en France ou en Italie, et que — puisque Roberval était si jaloux de la découverte — , on la lui concédait volontiers '■ Roberval s'empara de l'autorisation comme d'un aveu de défaite, et Pascal, endoctriné par lui, la prit de même. On ne peut guère nier que tous deux se montrèrent injustes envers la mémoire de Torricelli. Mais il paraît non moins certain que l'erreur de Pascal fut une pure erreur de jugement, et que s'il fut dupe, c'est de son amitié \ D'autre part, il combat pour son propre compte

1. Cf. « De Trochoide... sive Italicum sive Gallicum problema sit, nihil mea interest ; meum certe non est quod ad inventionem attinet... ex improviso quando nil taie sperabam nuncius horribilis ex vobis affertur haec omnia ante me vos etiam invenisse. Si verum hoc est, certe pro meis illa amplius non essent habenda. » etc.. Grœning, Historia Cycloeidis in Bibliotheca Universalis (1701), T. l,pp. 34 sqq.

2. On a suggéré, avec une très grande vraisemblance, que l'Histoire de la Roulette, qui renferme l'attaque contre la mémoire de Torricelli a été écrite sur des notes de Roberval, sinon même en majeure partie par Roberval lui-même. Voir Stuyvaert, Bibliotheca Mathematica, 3e série, vol. 8, pp. 170-172.

dans la controverse avec le jésuite Lalouvère, et l'anglais Wallis. Après avoir résolu la quadrature de la cycloïde, dans les circonstances relatées au chapitre précédent, il lança en juin 1658 un défi, comme c'était la coutume au xvii* siècle, offrant un prix de soixante pistoles l à qui trouverait dans les trois mois une solution satisfaisante à certains problèmes. Il y eut une longue liste de concurrents, parmi lesquels Huygens et Christophe Wren ; mais Lalouvère et Wallis furent les deux seuls qui persistèrent à affirmer qu'ils avaient satisfait aux conditions prescrites. Pascal sauta à pieds joints par-dessus leurs prétentions, mais on a aujourd'hui de bonnes raisons de croire que le verdict de son jury, s'il fut quelque peu cassant, fut équitable 2. En conséquence, il se

1. Quarante pistoles pour la solution reçue la première; vingt pour la seconde ; soixante, s'il ne parvenait qu'une seule solution. Selon Marguerite Périer, ce fut le Duc de Roannez qui donna à Pascal l'idée du défi, comme d'un moyen propre à confondre les incrédules ; lui représentant « que dans le dessein où il estoit de combattre les athées, il falloit leur montrer qu'i^ en sçavoit plus qu'eux tous en ce qui regarde la géométrie et ce qui est sujet à la démonstration; et qu'ainsy s'il se soumettoi à ce qui regarde la foy, c'est qu'il sçavoit jusques où dévoient porteries démonstrations. » Pascal, Œuvres, T. 1, p. 135.

Cette raison apologétique, si elle est vraie, explique peutêtre le manque de générosité de Pascal à l'égard de ses rivaux-

2. Cf. Tannery, Mémoires de la Société des Sciences Physi, ques et Naturelles de Bordeaux ,3# série, T. V (1890) pp. 55-84.

crut autorisé à employer les pistoles à la publication de ses propres résultats. Lalouvère à coup sur était tout à fait incompétent ; il hésita et se contredit ; il se rendit coupable d'un péché impardonnable en mathématiques : il ne put rectifier ses propres erreurs de calcul l. En cette affaire, comme ailleurs, Pascal se montre impérieux et irritable ; mais il est rigoureusement sincère.

De ce choix limité parmi ses controverses mathématiques, nous concluons que Pascal n'avait pas lieu d'être satisfait de la science des Jésuites. Il fut encore moins content de leur doctrine et de leurs pratiques religieuses, et c'est sur ce terrain qu'il nous convie maintenant à le suivre.

La querelle des Jansénistes et des Jésuites, outre le ton de jalousie personnelle ou professionnelle qui la domine assez fréquemment 2,

et 4* série, T. IV (1894) pp. 251-259 ; J. Bertrand, Journal des Savants (1890) pp. 320-329 ; Maximilien Marie, Histoire des Sciences Mathématiques, T. VI, art. Wallis.

1. Cf. Tannery, op. cit., pp. 70, 84. On trouvera une opinion différente sur Lalouvère et la conduite de Pascal à son égard dans Jovy, op- cit., T. I, p. 473 sqq.

2. Le père d'Arnauld, avocat célèbre, plaida au nom de l'Université de Paris contre les Jésuites en 1594, à l'occasion de l'attentat de Barrière contre Henri IV. Son langage était apte à s'envenimer : « Boutique de Satan, où se sont forgés tous les assassinats qui ont été exécutés ou tentés en Europe depuis

n'est qu'un épisode de la longue guerre qui jadis fit rage autour du problème de la Grâce et du Libre Arbitre. Cette polémique est aujourd'hui apaisée ; nous sommes divisés sur d'autres questions, nous poussons d'autres cris de guerre. Mais un problème touchant, comme celui-ci, aux profondeurs \le la philosophie et au cœur même de la religion, peut renaître d'un moment à l'autre, et nous devrions être prêts à l'aborder. Pascal est de ceux qui nous aideront dans cette tâche.

En dernier ressort, c'est la vieille lutte entre saint Paul et le Stoïcisme, entre saint Augustin et Pelage. Dans la forme où elle éclata, une génération avant Pascal, ce sont les principes de la Réforme s'opposant à la Scolastique. Le premier foyer du Jansénisme (car il y eut des Jansénistes bien avant Jansénius) fut Louvain — nom que l'on ne peut plus entendre sans émotion I Pendant la première moitié du xvi8 siècle, Louvain fut une forteresse dressée contre Luther * et con-

quarante ans ; ô vrais successeurs des Arsacides ou assassins ! » etc.

Les Jésuites étaient les grands éducateurs de l'époque, et les Jansénistes venaient de fonder, à Port-Royal, leurs Petites Écoles, sur un système essentiellement opposé. Cf. A. Tilley,Fro/n Montaigne to Molière, p. 226.

1. Non pas contre Calvin, qui, en l'espèce, se contenta de codifier les doctrines de Luther, et ne pénétra à Louvain

tre ses doctrines de la grâce et de la prédestination. Le réformateur allemand ne mâchait pas les mots en parlant de ses adversaires. Parmi les Sâuteologen, les Sophisten, les grobe Esel de Louvain », comme il les décrit élégamment, se trouvait un jeune étudiant, Michel de Bay, connu dans l'histoire sous le nom de Baius. S'étant misa lire Luther, et les prédécesseurs de Luther, en vue de le réfuter, Baius se laissa insensiblement gagner à ses vues et il les propagea avec ardeur dans PUniversité dont, en dépit de la censure réitérée du Pape, il était lors de sa mort (1589) le vénéré Chancelier 2.

Son enseignement le mit en opposition violente avec les Jésuites. Louvain retentissait des noms de Lutherani et de Massilienses, et les chaires renvoyaient l'écho des invectives de la rue 3. Les Baianistes renforcèrent leur position en fondant, l'année qui précéda la mort de leur chef, un professorat spécialement affecté à la réfutation des Jésuites *. Le premier titulaire

qu'à une date ultérieure. Cf. J. Paquier, Le Jansénisme (1909), p. 126.

1. Cf. Wider die XXXII Artikel der Teologisten von Lowen (1545).

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