Cf. Arnauld, Œuvres/r. XVI, p
Ses épaules robustes supportèrent avec aise ce poids, et la longue rangée des quarantetrois volumes que constituent ses œuvres en est la preuve. La première fut le Traité de la Fréquente Communion (1643) qui, avec sa suite, intitulée La Théologie morale des Jésuites, forme une introduction adéquate à cette longue existence pieusement consacrée à la polémique*. L'occasion immédiate du Traité est suffîsamment banale. Deux femmes du monde a désiraient se rendre à un bal. L'une d'elles, ayant communié le matin même, se vit refuser l'autorisation par son confesseur janséniste. L'autre porta l'affaire devant son confesseur, un Jésuite, qui exposa ses vues dans une brochure. Arnauld, inspiré par Saint-Cyran, les réfuta. Il faut toujours avoir présente à l'esprit sa réplique : la Fréquente Communion, lorsqu'on étudie la façon dont Pascal traite les préceptes et les pratiques des Jésuites. Désormais, Arnauld va devenir, pour son propre compte et pour celui de son père 3,la cible principale des attaques des Jésuites
1. La, Fréquente Communion se trouve dans le T. XXVII des Œuvres; La, Théologie morale des Jésuites dans le T. XXIX.
2. Mm« de Sablé et la Princesse de Guémené. La première était alors sous la direction d'un Jésuite. Sur cette personne fantasque, voir plus haut, p. 18.