Discours sur les Pensées de M. Pascal
dans cette recherche ? Des religions qui commencent avec de certains peuples et finissent avec eux ; des religions où l'on adore plusieurs dieux, et des dieux plus ridicules que l'homme ; des religions qui n'ont rien de spirituel ni d'élevé ; qui autorisent le vice, qui s'établissent tantôt par la force et tantôt par la fourberie, qui sont sans autorité, sans preuve, sans rien de surnaturel ; qui n'ont qu'un culte grossier et charnel,... tout indigne de Dieu, qui le laissent dans la même ignorance de la nature de Dieu et de la sienne, [et] ne font que lui apprendre de plus en plus jusqu'où peut aller l'extravagance des hommes l ».
Le novice « près de tomber dans le désespoir » est sur le point de « prendre le parti de se donner lui-même la mort » * lorsque Pascal lui indique une voie meilleure. Il le prie de diriger ses regards vers un peuple déterminé, issu d'un ancêtre unique et authentique, se gardant avec un tel soin de la contamination des autres races, que son histoire est en réalité l'histoire d'une seule famille, et défie toute comparaison avec n'importe quelle autre, en matière d'ancienneté et de vraisemblance. Pascal montre