‹ La Sainteté de PascalChapitre 39 sur 56 · Vie de M. Pascal · texte numérisé non relu

Vie de M. Pascal

2. Lettre de Jacqueline à Biaise, 1er déc. 1655. Pascal, Œuvres, t. IV, p. 81. — Dans l'un des manuscrits, un copiste, n'appréciant pas Tironie de Jacqueline, donne « valets » au lieu de « balais » ; et l'on a invoqué à « la personne qui vous sert », citée plus bas dans la même lettre, à l'appui de cette interprétation. Voir V. Cousin, Jacqueline Pascal, p. 197. La question

^e réduit, en somme, à un degré de plus ou de moins dans la négligence...

« n'est pas qu'il trouvât mauvais rétablissement « des hôpitaux généraux ; au contraire il avoit « beaucoup d'amour pour cela, comme il l'a « bien témoigné par son testament, mais il disoit « que ces grandes entreprises estoient réser- « vées à de certaines personnes que Dieu des- « tinoit à cela, et qu'il conduisoit quasi visible- « ment ; mais que ce n'estoit pas la vocation « générale de tout le monde comme l'assistance « journalière et particulière des pauvres l ».

Une telle conception et de telles méthodes n'appellent pas précisément la bénédiction de l'administration de l'Assistance Publique, mais elles témoignent tout au moins d'une ardente philantrophie. Elles peuvent ne pas être sociales; mais elles ne sont pas égoïstes.

Son ascétisme qui a été une cause de surprise pour les uns et d'amusement pour les autres ; — les viles besognes dont il se chargeait, comme de faire son lit, de se servir ses repas; le plaisir avec lequel il prenait ses médicaments, et surtout «la ceinture de fer pleine de pointes » qu'il mettait parfois « à nu sur sa chair » et s'enfonçait dans le flanc à coups de coude pour se rappeler lui-même à son devoir lorsqu'il lui venait quelque pensée de vanité ou qu'il prenait

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