Épît. aux Corinthiens, II, 14 ; IX
laient à l'unisson. Mais vint un moment où la fidélité à la Vérité et à lui-même parurent con= trarier la fidélité due au Chef visible de l'Église ; et Pascal alors s'écrie, comme de douleur : « Je ne me separeray jamais de Sa communion1. »
Ce dilemme ne se présente heureusement pas à ceux pour qui l'unité n'est pas symbolisée par Févêque d'un siège unique, si vénérable soit-il, mais se trouve contenue dans un organisme vivant, un par la foi, par l'administration, par le culte. Nous autres, pour qui l'ultramontanisme est une déformation de la vérité, sommes en droit de regretter la renonciation finale de Pascal ; mais nous ne pouvons qu'admirer son abnégation et sa fidélité ; exprimer notre gratitude de n'avoir pas à faire un pareil choix, et prier que la douleur nous soit épargnée d'un conflit entre le droit de jugement individuel, que nous chérissons si tendrement, et la fidélité due à l'Eglise que nous aimons.
L'autorité et le jugement individuel sont, sans aucun doute, des contraires, mais des con- . traires que nous pouvons saisir et maîtriser sans trop d'efforts, si nous croyons posséder le principe qui les concilie.