LE PERE ET LE LIEUTENANT
son fils , pour le couvrir de larmes et de baisers.
— Tiens, je mourrais ici! Gratien, ouvre la porte.
Gratien, dont le cœur étaitbrisé, ouvrit la porte, et l'on vit le piquet destiné à condtiire Pierre dans la chambre du conseil.
Cette vue rappela le lieutenant à lui-même ; il boutonna son uniforme, déjjarni de ses épaulettes et de son ruban, essuya ses yeux, prit son chapeau, et dit au sous-officier, d'une voix ferme et impo santé :
— Marchons, monsieur.
Et les pas lourds des hommes de garde retentirent dans la batterie. Arrivés près de la chambre du conseil, les armes posées à terre résonnèrent sourdement, et Pierre, accompagné de deux hommes, entra dans la chambre du conseil.
Pendant ce temps , Gratien , profitant de la faiblesse et de l'évanouissement de Paul, le transporta à terre, aidé par les matelots du bord.