‹ La salamandre (volume 3)Chapitre 5 sur 48 · LA SALAMA>J)J\F · texte numérisé non relu

LA SALAMA>J)J\F

SCS, restèrent en état de la remorquer, la conduisirent avec amour et respect dans la rade de Toulon pour la radouber.

C'était vraiment conscience de réparer un bâtiment dans cet état depuis la guibre jusqu'au gouvernail : ce n'était qu'une plaie, qu'un trou.

Mais il s'était fait monument ; mais c'était toujours LA Salamandre.

Mais, à moins d'être lâche comme un espion, on devenait brave en mettant le pied sur la Salammidre : car on y respirait je ne sais quel parfum de goudron, quelle bonne odeur de vieille poudre brûlée qui faisait noblement battre le cœur !

Mais ces planches cicatrisées , ces canons mâchés par les boulets, ce pont, noir du sang qui l'avait pénétré.... Tout cela avait une voix, une forte et puissante voix qui disait une des glorieuses pages de nos guerres maritimes. Mordieu, oui! ceux qui, ayant passé par ce baptême de feu , restaient de l'ancien équipage, pouvaient, je vous le jure, initier les novices.

Aussi la Restauration trouva la Salamandre rétablie, hautaine, fringante et prête à mordre.

Oh! elle savait bien, l'insolente, qu'elle avait dans ses flancs cent vingt braves matelots , entre autres dix-neuf restant de l'ancien équipage, et que l'on désignait à bord sous le nom de Flambarts. Ajoutez à cela une centaine de marins de l'exgarde impériale, et vous aurez une idée des compagnons d'élite qui monluicnt ce hardi navire.

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