‹ La salle à manger de Sainte-BeuveChapitre 33 sur 44 · PRECIEUSES QUALITES DE SAINTE-BEUVE — SA BONTÉ · texte numérisé non relu

PRECIEUSES QUALITES DE SAINTE-BEUVE — SA BONTÉ

Au cours de notre entretien, pendant le dîner que je viens de raconter, Sainte-Beuve, répondant aux plaintes que je lui exprimais sur le vide de ma vie en province, m^avait dit :

— Vous n^êtes pas dans votre milieu, et vous en souffrirez toujours ; venez avec votre famille vous installer à Paris. J*ai beaucoup d'amis, de connaissances, et votre salon sera bientôt rempli. Ce contact des intelligences aiguisera votre esprit; il fortifiera votre jugement; il éclairera votre goût...

— Mais, m*écriai-je alors, vous voyez bien, cher Sainte-Beuve, que je ne suis pas une femme du monde.

Et lui, avec conviction :

— Je ne demande que quinze jours pour

faire de vous une femme du monde accomplie.

Je ne m'étais pas laissé séduire, malgré tout l'attrait de la perspective ; premièrement, des raisons de famille m'en empêchaient ; et puis j'étais trop l'enfant de la nature. Perdre mes montagnes et mes bois, mes seuls temples, mes seuls autels I Oh! non, répétais-je, cela est impossible, j'en mourrais.

De mon côté aussi, j'aurais voulu avoir mon action efficace sur Sainte-Beuve; j'aurais voulu que, s'affranchissant de celte manière d'être terre à terre, comme il aimait à s'en vanter, il posât un peu plus au grand homme qu'il était véritablement.

Il n'était pas homme des sens, et voulait le paraître. J'aurais voulu le guérir de ce travers, et le défendre contre lui-même du tort qu'il faisait à sa personne morale.

J'étais persuadée, de même qu'il l'était pour moi, que quinze jours d'une vie mêlée dans tous ses instants m'auraient suffi pour amener Sainte- Beuve à ce changement.

Quelques mots, quelques comparaisons, quelques sourires désapprobateurs auraient été mes seuls instruments. Instruments de femme, dirat-on ; mais qu'importe, pourvu que la main qui

les dirige soit habile et, sans faire mal, arrive à un bon résultat I

Je revis deux fois Sainte-Beuve à Paris. En 1865, il venait d'être nommé sénateur ; il était alors à Tapogée de sa gloire ; chacun l'appelait l'homme le plus spirituel de France. Heureuse de sa nomination, j'avais été le voir pour mêler mes félicitations à celles de tous ses amis. Je le trouvai le même, ne gardant que sa bonté et cette élégance de l'àme que Théodore de Banville lui reconnaît à si juste titre ^ Avec ces rares qualités, comme il savait fêter ses amis I Ce jour-là, un monceau de cartes et de lettres encombrait sa table de travail ; après les premières elfusions de l'arrivée, il s'assit en face de cette avalanche et m'offrit une chaise à ses côtés : deux corbeilles étaient devant nous, et, tout en faisant un triage, nous causions ; moi, de lui, de ses travaux, de sa gloire; lui, de moi, de mon étroit sentier, de ses épines, de ses fleurs!...

Je fis ma seconde visite en 1867 .les journaux OfW. m'avaient appris qu'il était malade ; je lui écrivis tout de suite; sa réponse parut si triste, si découragée que je partis immédiatement.

1. Théodore de Banville, Petites études. L'Ame de Paris. Nouveaux Souvenirs, XWl, p. 168. Paris, G. Charpentier , 1890.

uni: amie de sainte-beuve

A mon arrivée, je le vis très gai, se disant beaucoup mieux, presque guéri et me fêtant avec son affeclion habituelle ; me priant avec instance de dîner chez lui le soir ; ce que je refusai encore... et de n'avoir pas donné à Sainte- Beuve ce plaisir auquel il tenait réellement, il m'est resté un regret qui semble s'accroître avec les années !

Au mois d'août de l'année 1869, je reçus une g lettre de M. L. Ghenillion, que je n'avais pas rhonneur de connaître; il m'annonçait l'arrivée d'une petite caisse, qui me fut remise en même temps que sa lettre:

« Je ne vous dis pas, m'écrivait-il, quel est celui que représente le buste que vous allez recevoir, car je suis sûr que vous allez bien vite le reconnaître. »

Je fis sauter le couvercle de la caisse avec mon impatience habituelle; j'enlevai le papier et je m'écriai : « Sainte-Beuve I » — C'était en effet le petit buste si expressif, si vivant, si raviné par la souffrance et la maladie, mais qui rend si bien la physionomie de Sainte-Beuve, dans cette période douloureuse de la fin de sa vie, — où le sculpteur Louis Ghenillion la saisit en 1868.

La mort de Sainte-Beuve me surprit comme un coup de foudre, en 1869. Il me sembla, dans

le premier moment, qu'une ombre épaisse allait se projeter sur notre pays. Mon esprit, depuis trente-sept ans, porte encore le deuil des Lettres françaises, — et le mien propre, dominé par le souvenir d'une bonté latente, qui ne s'affichait pas, mais si compréhensive, si effective, qu'elle me paraissait être une émanation de l'âme universelle.

C'est à cette qualité rare — la bonté — que J'ai voulu rendre hommage, en publiant les lettres que j'avais reçues de Sainte-Beuve. J'ai cru que la reconnaissance me faisait un devoir de donner ma note d'amour dans le concert discordant de haines et de rancunes aveugles et irréfléchies, qui se réveillent parfois» avec tant d'àpreté, contre la mémoire de ce grand esprit, que George Sand appelait « une des lumières » de sa vie, et qui en fut, en effet, une des plus hautes, du siècle littéraire où il vécut.

Je livre dès lors ces Lettres à la publicité.

Ce 6 juin [1865].

Ma chère madame et amie,

Je ne veux aujourd'hui que vous remercier de votre lettre : je n'y réponds pas encore. Je suis surchargé, voulant écrire un article pour le Constitutionnel de lundi prochain \ afin de ne pas tout à fait paraître déserter le métier. Ces semaines-là, je suis une non valeur.

J'ai lu avec bien du plaisir tout ce que vous m'avez raconté; je le relirai et vous dirai mes pensées à ce sujet. Voilà un temps magnifique: ne nourrissez rien de triste, fondez les ennuis, retrouvez votre fraîche santé bourguignonne dont votre teint a gardé la couleur. Soyez bien enfin et je serai le plus charmé de vos amis.

Avec mille tendres respects,

Sainte-Beuve.

Je n'ai rien oublié de ce que j'ai promis.

1. Probablement l'article intitulé : De la Poésie en 1865 (lundi, 12 juin 1865, Nouveaux Lundis, t. X). Sainte-Beuve ne faisait plus son article hebdomadaire ; il était très fatigué et déjà travaillé par la maladie.

Ce 12 août 1865.

Chère madame,

Je me demandais où vous étiez, si vous aviez obéi aux prescriptions de la science et aux conseils de l'amitié : à la bonne heure ! je ne connais pas les eaux de Salins, mais j'aime à croire que ce sont celles qu'il vous faut et que leur vertu sera efficace. — Je n'ai vu Salins qu'en courant, à distance : c'était du temps des diligences : je passais à une demi- Jlieue environ par une grande route, et j'ai vu une jolie ville se dessiner dans un cadre de montagnes. Il y a à Salins un homme (je ne veux pas dire par là qu'il n'y en ait pas plusieurs), mais un homme entr'autres, de mérite et original : M. Max Buchon érudit et curieux, qui a traduit des romans populaires de l'allemand et fait des poésies très rustiques et voisines de la nature ; il est ami de quelques-uns de mes amis d'ici : — c'est une nature rude, échantillon de race jurassienne. — Je ne savais pas le pays si pittoresque ni si beau. Nous autres Français, nous commençons toujours par connaître et vanter l'étranger. Nous sommes les derniers à nous découvrir nous-mêmes.

Je vois avec plaisir que vous lisez : il y a, de temps en temps, dans les Débats^ de bons articles ; M. de Sacy en fait d'assez aimables et de naturels ; Littré

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en fait de savants et de durs ; Taine, de savants et de bien ingénieux. Guvillier-Fleury rend compte au moins de ce dont il parle, quoique ce soit bien tiré par les cheveux. Vous ne me dites pas que vous ayez lu de la Bévue des Deux Mondes.

Je savais bien que vous m'aviez trouvé tout autre que vous ne vous l'étiez figuré ; j'ai fort déchu, à la simple vue, de l'idéal rêvé ; mais peu m'importe si vous daignez m'accepter sous ma vraie forme et me conserver quelque amitié : l'essentiel est de ne point mentir.

Je vous souhaite la meilleure santé et suis tout à vous, chère madame, de respect et d'amitié,

Sainte-Beuve.

Ce 27 août.

... J'apprends avec plaisir que votre médecin est content et que les eaux réussissent. Mon dieu ! comme je ne suis pas comme vous ! Lorsqu'entre plusieurs choses présentes ou prochaines, l'une est là qui me plaît avant tout, c'est à celle-là que je cours d'abord; il n'y a de volonté qui tienne. Vous faites le contraire: vous êtes une vertueuse, vous pratiquez l'ascétisme. Vous valez mieux que moi.

Je ne vous en aime pas moins, chère madame,

Sainte-Beuve.

LA SALUî a manger DB SAlNTF-BFlVF

Ce S septembre 186S.

Chère madame,

J'ai bien raison de ne pas voyager et de rester dans mon fanleuil : c'est comme si j'avais vu les choses, quand je vous lis, c'est comme si je voyais les gens ; vous me faites assister i\ ce manège de petite ville encadrée dans des sites sévères. Ne vous rétractez pas sur B... Je sais faire la part de tout. C'est un brave homme qui a, en elTet, le nez de travers, la ride austère, la tôte dure et le cœur droit. Cela ne fait pas un mari très aimable, mais peut faire un bon et silr ami. Vous me faites plaisir par tous ces détails nuMnes ; j'aimerais i\ savoir, cependant, que les eaux ont loul i\ fait opéré et qu'on (Me maintenant la bride dechupeau ou de bonnet sans plus y mettre de façons* Je reste très matériel, vous le voyez, très terre j\ terre, très homme à femme, comme les Salinois : je ne vous traite pas en stoïcit une, mais en jolie femme qui est faite pour occuper. Savez-vous qu'en cela ils ne sont pas si bétes?

Je me borne h vous écrire ce peu de mots qui doivent vous atteindre avant votre ilépart île Salins.

Je vous baise respectueusement la main,

Sainte-Beuve.

Ce 16 octobre 1865.

Je suis charmé de vous savoir de retour et rentrée dans le centre de votre vie. Peut-être est-il un peu étroit et vous en souffrez. Si vous habitiez Paris, vous vous y feriez un monde à vous, des relations ; là-bas, vous devez vous contenter de ce qui est sous la main et il y a mélange. Vous êtes un peu déclassée et dépaysée, ma chère ambitieuse ; car je veux vous donner tous les noms. Je vous appellerai aussi ma chère stoïcienne. Vous me demandez où en sont mes faiblesses. Je les gouverne le plus doucement possible. Je vis avec elles, je gagne du temps, des jours, des semaines, des saisons, j'ai en effet le temps pour moi, c'est un allié. A la fin, la force dinertie triomphera de tout, et je serai sage, faute de ne pouvoir être autre chose.

Cette philosophie à la mode d'Horace n'est pas la vôtre. Vous aimez à lutter, à soufifrir, à sentir les pointes de votre cilice moral. Je vous voudrais plus douce à vous-même, tout à fait bien portante et jouissant du bien-être et des affections, moins orageuse sous ce front uni ; mais non, restez ce que vous êtes, car c'est à cette disposition d'esprit que je dois de vous connaître.

Je vous baise humblement les mains,

Sainte-Beuve.

P. S. — A propos, vous me parlez du bruit que je fais autour de moi, et, depuis cinq mois, je suis immobile, caché, je me tiens coi, je fais le mort, c'est ma meilleure manière de vivre. On me croit absent ; je vis dans ma chambre, je lis, je pense, je réfléchis je crois assez peu en l'avenir et je jouis modérément du présent.

Vous ne me parlez pas assez de vos lectures ; vous vivez trop, je le crains, de votre propre substance.

10 décembre 1865.

J'ai eu grand tort, tout de négligence, non de cœur. Vous aviez pensé à une chose que je ne sais plus, — ma fête I — Je n'ai près de moi ni Virgile ni Mécène, et je ne suis pas Horace. J'ai beaucoup travaillé, paperasse, me suis tenu coi tout l'été, tout l'automne ; j'ai fait le mort, j'ai réfléchi. J'ai aussi été envahi par un flot courant de livres, de menues affaires et de soins extérieurs qui savent bien vous relancer. — On ne saurait se faire d'illusions, je sens l'âge et quelque chose de sa lenteur me gagne. — J'apprécie votre lière et hardie nature : je ne la connais pas bien et je ne me flatte pas d'y jamais bien entrer: vous m'échappez par des qualités mêmes. Les conseils que je puis donner vous vont peu, je n'ai que des palliatifs, et vous êtes de celles qui diraient volontiers : tout ou rien ! — Vous êtes de la

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race des femmes modernes: le régime anodin ne vous sied pas et vous ennuie. Si j'avais dix ans de moins, je me mettrais à vous suivre, à essayer de vous comprendre, sans prétention de vous guider ; il est trop tard, et votre pas, qui gravit si bien les montagnes, m'aurait vite essoufflé. — Vous me dites, au milieu de louanges que je voudrais effacer et dont je vous prie de vous désaccoutumer, quelque chose de bien agréable : c'est le succès de ces eaux. Est-il complet?... Oh I ceci est à ma portée et je m'en réjouis.

Le vin aussi : oh 1 j'en boirai certainement un verre ou deux, à votre santé. — Merci, aimable amie: croyez à toute ma gratitude et à mon dévouement,

Sainte-Beuve.

Ce 26 décembre 1865.

Chère madame et aimable amie,

J'aurais voulu ne vous remercier qu'après avoir bu et avoir étrenné ce cordial et généreux envoi: 24 bouteilles que j'ai vues rangées en bataille ayant chacune son uniforme et son hausse-col particulier. Mais la vérité est que nous n'avons pas encore débouché cet excellent jus de Beaune, et que j'attends un bon jour, la réunion de quelques amis. Vous êtes une personne qui, tout en pensant aux hautes idées, ne

négligez pas les goûts un peu sensuels de vos amis.. Vous avez la véritable philosophie, sévère pour vousmême, indulgente et libérale pour les autres.

Vous me parlerez un peu de vos lectures, de votre disposition d'esprit, de votre santé que j'ai lieu d'espérer tout à fait remise, et vous croirez bien, chère madame et amie, aux sentiments de gratitude et dedévouement de votre très indigne, mais fidèle directeur et serviteur,

Sainte-Beuve.

Ce 10 janvier 1866.

Hier, chère madame et amie, nous avons étrennéle vin excellent, le Chorey et le Saint-Gengoux : ce dernier est un agréable traître. Je ne serai content que lorsque vous voudrez bien^ venant un jour à Paris, accepter à dîner sans façon, et me laisser boire à votre santé. Ces soins matériels viennent bien après les pensées plus graves, et un instant de gaieté n'est pas incompatible avec la philosophie. Vous avez un esprit ami des hautes études ; il ne vous manque que le milieu ; et, à cet égard, vous êtes hors de votre élément. De là vos ennuis, compensés par les affections du cœur. Vous voyez que je vous comprends. Je ne voulais aujourd'hui que vous saluer, vous remercier de votre cadeau après l'avoir

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dégusté et savouré. — Je n'ai pu encore avoir cette photographie que vous recevrez dans deux ou trois jours. Je ne sors pas, étant depuis quelque temps indisposé.

Je vous baise humblement la main,

Sainte-Beuve.

Ce 4 février 1866.

Chère madame et amie,

11 n'y a rien de grave et les mauvais moments sont passés. Mais le rétablissement est lent, et je suis obligé à plus de ménagement que je ne comptais. La santé, lorsqu'elle sera complètement revenue, me fera trouver plus agréable toute chose, y compris l'amité, — elle avant tout, qui s'est montrée si fidèle pendant mon mal.

Agréez mes respectueux hommages,

Sainte-Beuve.

Ce 13 février.

Chère madame et amie,

Je vous remercie. Je suis bien et debout. Les journaux n'ont que trop parlé et ils ont même exagéré. Il est mieux que vous ne les ayez pas lus. Merci en-

core. Je suis sorti hier. Je reprends peu à peu ma vie active. Comment êtes-vous ?

Je vous serre tendrement la main,

Sainte-Beuve.

3 mars 1866.

Vous m'avez écrit dimanche une belle et bonne lettre. Je vous aime dans ces dispositions adoucies. Ne tendez pas si fort les cordes de votre âme ; laissez-vous aller à l'amitié, à la sympathie, à l'intelligence même de ce que vous n'acceptez pas. Il n'y a pas nécessité si absolue pour un particulier, — surtout pour une femme (ô blasphème que je profère !) — de régénérer le monde, ne négligez pas ces grâces qui sont en vous et qui aident à vous concilier les cœurs ; faites, puisqu'il le faut, une seconde saison d'eaux : que la philosophe en vous n'étouffe pas la femme. — Croyez bien que je donne tous ces conseils en ami respectueux, désintéressé et qui ne pense qu'à ce qui peut ajouter à votre bonheur.

Mille tendres hommages,

Sainte-Beuve.

Je ne parle plus de ma santé : elle est remise.

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Ce 15 mai 1866.

Chère madame et amie,

Nous avons ici vos amours, M. M... B... qui est avec sa femme. J'ai de leurs nouvelles par un ami qui les voit. Je ne les verrai point, ayant trouvé, dans une ou deux circonstances, le monsieur peu aimable et puis je suis un peu jaloux ! — dah 1 — Je voulais écrire tous ces temps-ci, je n'ai pas pu, j'ai un rhumatisme au bras droit qui me rend illisible. Je pense souvent à vous et j'espère que Paris vous verra. 11 y a une très belle ou jolie exposition * qui serait une occasion naturelle. L'ami de M. B..., Courbet, y a grand succès par des biches et une femme nue, dite Aa Perroquet. Mais je vous dis là ce qu'on vous racontera sans doute d'ailleurs. — Je suis tout occupé à refaire de Port-Royal une édition plus complète et où il y aura bien des explications qui ne sont pas entrées dans la première. Vous aurez cela en son temps *. Je vous serre la main, — j'allais dire : je

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