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LE BUREAU DE LA SECTION D'ARCHÉOLOGIE

MM. LES DÉLÉGUÉS DES SOaÉTÉS SAVANTES.

La Société arcbéolcigique de l'Orléanais, conformément à la circulaire de M. le Ministre de l'instruction publique,

quelque distance d'un grand boulevart ; le terrain qui Fen sépare pou-» vait être ulilisé en conslruclions productives ; on Ta laissé libre, et on Ta entouré d'une grille, pour donner au public la vue de ces restes antiques, ruine informe et sombre, qui est en retraite sur Faligoement du boulevart ; mais cette ruine date du temps de l'empereur Julien, et on a pensé qu'il valait mieux rompre un alignement que la dérober aux regards... » (Lettre de M. Mantellier, président de la Société archéo* logique de l'Orléanais, à M. le préfet du Loiret et à M. le maire d'Orléans.) — (Bulleti» de la Soc. archéoL, aon. 1863, no 43.)

avait bien voulu, dans sa séance du 12 mars 1869, décider l'envoi, au Comité des travaux historiques, de la notice que j'avais eu l'honneur de lui soumettre, pour âtre, s'il y avait lieu, admise à la lecture, dans la réunion solennelle des délégués des Sociétés savantes, à la Sorbonne.

La lecture en avait été autorisée, avec cette gracieuse courtoisie que les délégués de nos sociétés provinciales sont toujours assurés de rencontrer près de MM. les membres du Comité.

Ces réunions annuelles, de plus en plus nombreuses à la Sorbonne, offraient un grand et réel intérêt. Comme témoignage tout spécial de sa bienveillance, M. le Ministre de l'instruction publique, l'un des quatre jours de leur du-*' rée, venait présider successivement les trois sections des sciences, de l'histoire et de l'archéologie, et s'associer ainsi personnellement à leurs travaux.

Par une heureuse fortune, dont il est permis d*espérer que notre précieux monument recueillera quelque fruit, au moment même où l'auteur de cette notice en commençait la lecture, M. le Ministre entra dans la salle.

L'éminent président de la section d'archéologie, M. le marquis de La Grange, sénateur, s'empressa de lui céder le fauteuil.

M. Duruy demanda que la lecture commencée fût continuée, et voulut bien l'écouter avec une indulgente attention, en suivant, sur les plans placés sous ses yeux les descriptions et les détails.

La lecture achevée, M. le Ministre adressa plusieurs, questions sur l'état actuel de la salle des Thèses, puis après avoir vivement félicité la Société archéologique de l'Orléanais de son zèle et de ses persévérants efforts, il exprima en quelques chaleureuses paroles la profonde

— essympathie, qu'au double titre de Ministre de Tlnstruclio publique et de chef de TUniversité, il éprouvait, pour la conservation d'un monument si digne d'intérêt et de respect.

Un grand nombre de membres des Sociétés savantes se trouvait alors dans la salle.

D'unanimes applaudissements éclatèrent de toutes parts.

« Puisque vous voulez bien, Messieurs, reprit alors a M. le Ministre, vous, les représentants de la France stua dieuse et savante, vous associer si généreusement à mes «r pensées et à mes vœux, je propose que l'expression des a unanimes sentiments de celte grande assemblée soit re- € cueillie par le Bureau, et qu'elle me soit transmise avec € un extrait du travail qui vient d'être lu et les plans qui c l'accompagnent. Cette affaire n'est pas, directement, c dans les attributions de mon ministère ; — mais tout ce € qui sera en mon pouvoir, pour conserver ce dernier <K reste de nos anciens et glorieux établissements univera sitaires, — je le ferai. >

Des applaudissements, plus vifs encore, accueillirent ces dernières paroles de M. le Ministre.

Le lendemain, 2 avril, l'extrait et les plans demandés par M. Durny lui étaient remis, et le Bureau de la section d'archéologie voulait bien y joindre les lignes suivantes que nous sommes heureux de reproduire ici textuellement :

« Autorisé par les bonnes paroles de Votre Excellence, le € Bureau de la section d'archéologie se fait, auprès d'Elle, Tinc terprëte des vœux unanimes et spontanés des membres des c Sociétés savantes réunis à la Sorbonne, en priant avec instance € M. le Ministre de prendre, sous sa haute protection, la conser-

€ vation d'un monument si précieux, au double point de vue de «c l'art et des souvenirs historiques qu'il rappelle. ]»

£n Sorbonne, le 2 avril 1869.

Le Président f Le Vice- Président, Le Secrétaire,

Mis DE LA GRAKGE (1). Bon DE GCILHERHY (2). A. CHABODILLET (3).

Rien ne saurait être ajouté à ces imposantes et sympathiques adhésions.

Elles sont pour les nombreux amis de notre salle des Thèses un grave motif de confiance, en même temps qu'une haute approbation. Et la mémoire en restera, comme d'une des plus belles manifestations de la science moderne en l'honneur de nos vieilles institutions universitaires et des vénérables monuments qui en consacrent le souvenir.

(1) Sénatear, membre de Tlnstitut, président de la section d'archéologie^ au Comité des travaux historiques et des sociétés savantes, etc.

(2) Président de la Société des Antiquaires de France, membre da Comité des travaux historiques, etc.

(3) Conservateur sous-directeur au département des médaiDes et antiques à la Bibliothèque nationale, membre du Comité des travaux historiques, etc.

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