SE ROULE
— La bronchite infectieuse se différencie par son évolution bénigne, sa contagion rapide, ses troubles pulmonaires prédominants avec toux coquelucheuse caractéristique. Ici, l’état général est peu touché. |
— Enfin, il faut différencier la paratyphose de l’anémie infectieuse, tâche bien difficile dans une région où sévit cette dernière maladie.
C’est ici surtout que le diagnostic éxpérimental joue son rôle tout en tenant compte que Salmonella peut n’être qu’un germe de sortie de l’anémie infectieuse comme ce fut le cas dans une enzootie d’anémie infectieuse récente où, sur 43 cadavres, 23 étaient porteurs de S. typhimurium [50]. La forme chronique de l’anémie infectieuse la plus fréquente en France peut cependant être différenciée par les caractères mêmes de l’anémie que l’on ne retrouve pas dans la paratyphose.
Pronostic
Il est grave. L’affection est souvent mortelle, souvent aussi l’évolution est très longue. Il n’y à pas de traitement efficace pour le moment.
Etologie Elle est encore mal connue.
— Les matières virulentes : Les excréments et les urines ont souvent permis d'isoler le germe, ce qui prouve suffisamment leur virulence. Ajoutons cependant que le bacille peut exister dans les excréments alors que l’examen clinique et la séro-agglutination se montrent négatifs, ce qui démontre que le paratyphique peut exister à l’état saprophytique dans l’intestin du cheval.
— La résistance du virus : En ce qui concerne S. abortus equi, disons qu’elle résiste sept semaines à la dessication. Elle est détruite en cinq minutes à 70°.
Des antiseptiques comme la Créoline ou le Chlorure de Calcium en solution de 1 à 5 % la détruisent rapidement.
— La réceptivité : Le cheval semble plus réceptif que l’âne et le mulet. Les jeunes sujets de six mois à deux ans sont, d’après les observations récentes, plus fréquemment touchés.
Quant aux causes favorisantes, leur rôle est certainement très important. Citons le surmenage, la fatigue des voyages, l’alimentation défectueuse soit que cette dernière soit insuffisante (et c’est ici qu'il est bon de rappeler le rôle important des carences dans le déterminisme de l’avortement salmonellique), soit qu’elle soit de mauvaise qualité, d’où la fréquence des enzooties observées par SCHMIDT, en Allemagne, au cours de la dernière guerre.
Interviendraient encore des troubles organiques ou fonctionnels de l'intestin et, notamment, des obstructions intestinales. Les maladies infectieuses antérieures, pour beaucoup d’auteurs, pourraient faire sortir les Salmonella. Citons, à cet effet, la gourme, la fièvre typhoïde, la broncho-pneumonie infectieuse [34], la fièvre typhoïde, l’anémie infectieuse [50].
— Les modes de la contagion : Ils sont mal connus. Disons iout de suite-que cette contagion est lente et irrégulière.
Les auteurs font jouer un grand rôle aux aliments et aux eaux souillées.
LR Urbain MARCENAC et CARNUS ont mis en évidence le rôle des rats dans la transmission.
Enfin, signalons que la contagion peut être réalisée ici encore par des porteurs de germe.
— Voie de pénétration du virus : Elle est essentiellement digestive.
En conclusion, on doit considérer la Salmonella comme un germe ubiquitaire vivant en saprophyte dans le tube digestif qui peut, à la faveur de causes favorisantes très diverses, acquérir le pouvoir pathogène.
En quelques circonstances, et notamment lorsque la promiscuité des animaux est réalisée, le virus peut voir sa virulence augmenter considérablement, acquérir le pouvoir contagieux et déterminer des troubles en l’absence de facteurs prédisposants.
Pathogénie
Le virus envahit la circulation sanguine ou lymphatique, d’où l’hyperthermie et la possibilité de réaliser des hémo-cultures. Ensuite, il se localise ou non.
Prophylaxie sanitaire
Il suffit d'isoler les malades, de procéder à des séroagelutinations de tous les animaux de l'effectif, afin d’isoler également les porteurs de germe. Il faut soumettre les malades infectés à une bonne hygiène alimentaire et éviter les carences minérales.
RON Prophylaxie médicale
Les sérums antisalmonelliques sont inefficaces, même employés à haute dose.
La vaccination à l’aide de cultures tuées par la chaleur et injectées sous la peau à la dose de 1 à 5 cm et renouvelées deux à trois fois, à dix-quinze jours d’intervalle, aurait donné d'excellents résultats pour les uns et se serait révélée sans efficacité pour d’autres.
Traitement Parmi les nombreuses thérapeutiques essayées jusqu’alors, citons : à L’abcès de fixation; L’Electrargol; Le Salicylate de Soude; Le Novarsenobenzol; Les Sulfamides; La Pénicilline.
Ils sont tous demeurés sans effet.
La solution du problème réside peut-être dans l’emploi des nouveaux antibiotiques que sont :
La Streptomycine; L’Auréomycine ;
La Chloromycétine. F