CH AS = AS = CH
ONa N ONa
Et nous pouvons indiquer l’équation :
ETES UEe RU CHE AA = Mec HT HCLAzH°/ Here N AzH°— HCI-+2Na0H— OH ‘Hat ne , C'H°— As == As — CH KA
—2NaCI + 2H0 AzH°
Si l’on ajoute de la soude à 15 p. 100, l’arsénobenzol passe à l’état de dérivé phénolique soluble, suivant l’équa-
tion :
oH OH | ÿ C'H® — As = As — C'HC EE AzH? AzH° + 2 NaOKH Az H° AzH:
ef ee es FX Tr TL 0 CHSMAS EPA ACER F NaO à à a Na0
Il reste à expliquer la manière de préparer l’injection intra-veineuse au moment de la pratiquer.
Dans de l’eau franchement distillée (nous insistons sur ce point et l’on verra pourquoi tout à l’heure), on fait dissoudre le Salvarsan et cela dans un flacon contenant quelques billes de verre formant agitateur et servant à faire disparaitre les quelques grumeaux qui pourraient persister. On ajoute quelques gouttes de la solution de soude à 15 p. 100, il se produit. alors un précipité qui se redissout dans un léger excès de soude. Lorsque la solu-
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tion paraît de nouveau limpide, on verse le tout dans un
flacon de 200 ce. ou mieux de 250 ec., qui servira cette fois
à faire l’injection définitivement. Ces manipulations sont
destinées, en résumé, à transformer la solution acide en
solution alcaline et ainsi éviter de voir les albuminoides précipités dans le sang ou les vaisseaux altérés par des irritations endo ou péri-vaseulaires (?)
Cependant quelques praticiens ont tenté les injections intra-veineuses acides; beaucoup les ont abandonnées à cause des accidents qui se sont produits et non sans raison. Dans leur pratique, ils diluaient le 606 dans un trop petit volume d’excipient et cela pour de très fortes doses ; il est évident qu’ainsi, et avec une telle concentration, il se produisait des phénomènes réactionnels intenses tels que, frissons, congestion de la face et même température montant jusqu’à 41°, etc. Pour notre part, nous avons aussi pratiqué des injections acides, mais avec cette différence que nous nous servions d’eau fraîchement distillée et en diluant le produit dans 200 cc. ou 250 cc; pratiquées de cette manière les injections acides furent, en somme, aussi bien tolérées que les injections neutres ou alcalines et, devons-nous ajouter, avec cet avantage, que ces préparations acides ont semblé plus actives que les autres. Mais réservons pour plus tard cette question du plus ou moins d’activité des différentes solutions.
Depuis longtemps les cliniciens se préoccupaient des phénomènes réactionnels consécutifs et des conséquences immédiates de l’injection de Salvarsan. Toutes précautions prises et toute faute de technique évitée, d’ou venaient-ils ? On ne tarda pas à s’apercevoir qu’il fallait pour une grande part accuser le sérum. Et nous nous souvenons, qu’il y a plus de deux ans, lorsque nous allâmes voir le professeur Ehrlich à Francfort, que, déjà, il recommandait, avec in-
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sistance, de se servir de sérum tout nouvellement distillé et filtré et il ajoutait que seuls les cadavres des microbes en suspension dans le liquide donnaient lieu à ces accidents déplorables. Cela est si bien démontré qu’une injection de sérum simple, mais non fraîchement préparé, distillé et filtré, faite à un sujet sain, donne lieu à des manifestations analogues.
A l'Hôpital de Béziers nous avons toujours employé du sérum frais et évité ainsi les réactions fâcheuses. Mais ce qui réduisit tous ces phénomènes au minimum, ce fut l’emuploi du sérum glycosé de notre regretté ami Ch. Fleig, qu avait bien voulu nous en confier l’expérimentation à l’H6pital de Béziers. Avec notre chef de service, le docteur Pascal-Jeanty nous l’avons essayé, et nous sommes en droit de dire que partout et toujours le sérum sucré s’est montré supérieur au sérum salé et bien mieux toléré.
Sippel, Thiess et Rôssle montrent, dans leurs travaux, de quelle gravité peuvent être les injections de sérum salé et quels effets nuisibles elles peuvent avoir sur le muscle cardiaque et les reins. Par contre le sérum glycosé étant mieux toléré que le sérum salé, ses avantages sont inappréciables; qu'il nous soit permis d'emprunter au travail de Cn. Fleig ces conclusions:
— Le sérum glycosé donne une diurèse très active, et n’occasionne aucun accident, même si le rein est peu per. méable.
— Le glucose se fixe dans le foie, il est utilisé par les muscles et S’élimine par les poumons et par la sueur sous forme de F0 et de CO*.
— Le sérum glycosé produit une sorte de lavage entraînant les produits toxiques circulant dans le Sang, Qui 33 raréfient et s’éliminent en partie.
— Ce sérum à une action cardiotonique indiseutable
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Loin de fatiguer les organes, il est un adjuvant de leurs fonctions.
On voit done que le sérum glycosé présente tous les avantages du sérum salé et qu’il n’a pas les mêmes inconvénients, c’est done à Jui que va notre préférence. Pour lui, comme pour le sérum salé, il est nécessaire de le préparer avee de l’eau fraîchement distillée et filtrée et de s’en servir aussi tôt que possible. Ce sérum se prépare dans la proportion de 47 gr. de glycose pour 1000 gr. d’eau. Ajou tons que le glucose a une action conservatrice stabilisante sur la solution de 606, ce qui permettra de réaliser un pro: grès notable dans l’administration du Salvarsan.
En parlant de l’injection acide de 606, Fleig démontre que le seul précipité, qui se forme dans le sang est la base du Salvarsan, c’est-à-dire le dioxydiaminoarsénobenzoi ; mais il se forme aussi bien dans le cas de l’injection alcaline, car le dérivé disodique ne reste pas tel quel, mais passe à l’état de dioxydiaminoarsénobenzol et le résultat devient le même.
Cela peut paraître paradoxal, mais quand on suit le dé veloppement du travail de Fleig et surtout quand on l’ap plique cliniquement, on est forcé de se rendre et de constater le bien-fondé de ses assertions.
Quant à la solution neutre, indiquons en deux mots la légère modification dans les manipulations: une fois le dérivé disodique obtenu, comme il est indiqué ci-dessus on ajoute à la solution alcaline quelques gouttes d’acide acétique jusqu’à neutralisation.
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