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syphilitiques précoces, trop souvent méconnues. Par contre, dans d’autres cas, on a pu observer que l’injectioi de 606 était suivie de mamifestations albuminuriques, on a cru devoir en tirer des conséquences, tendant à prêter une influence fâcheuse au salvarsan sur le tissu rénal et même une action toxique.
En tout cas nous avons pu observer une diurèse abondante après les injections, surtout avec le sérum glycosé; parfois, mais très rarement, on a constaté une rétention d'urine, et d’une façon très passagère; parfois aussi la teneur en urée se trouvait abaissée dans l’urine, et ce phénomène-se maintenait pendant quelques jours pour reveuir bientôt à la normale. Nous devons signaler une diminution des chlorures, pendant deux jours après l’injection les chlorures remontaient à 11 grammes; ef ceci ne peut qu'être très heureux, car un rein facilement perméable aux chlorures, constitue une condition favorable au trai. tement.
Nous avons recherché dans quelques cas la présence d’urobîline et d’urobilinogène et souvent nous en avons trouvé de légères traces. Lévy-Bing et ses collaborateurs prétendent n’avoir jamais trouvé d'urobiline.
On a voulu affirmer que la présence de l’urobiline dans les urines était due simplement à l’action des poisons syphilitiques, abstraction faite de toute intervention théra. peutique, amsi qu'il ressort des travaux du professeur Gérard, La présence d’urobiline, ne permet pas en cette matière de préjuger d’altérations plus ou moins profondes de la cellule hépatique, surtout après l’injection de 606; il Faudrait pour qu'une opinion puisse se former que la présence d’urobiline soit constante; mais les travaux de A. Gilbert et Herchner montrent que l’urobiline était d’origine rénale et non hépatique.
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Par là nous voyons que même la présence d’urobiline ne permet pas d’affirmer que le salvarsan ait une action nocive sur le foie. Insistons sur ce point, c’est qu’il faut analyser les urines des malades qui doivent être soumis à l’action du salvarsan, nous obtiendrons ainsi de précieux renseignements au point de vue de l’état général des malades.
. Puisque nous parlons ici du salvarsan et des modifications que peuvent subir les urines après l’injection, qu’il nous soit permis de dire un mot de son mode d’élimination. Dès le début de la salvarsanothérapie le professeur Vedel, nous à confié la mission de rechercher la durée de l'élimination du remède en solution acide, neutre ou alcaline. Les recherches que nous avons effectuées dans le laboratoire de l'Hôpital Suburbain, nous ont permis de nous former une opinion à cet égard.
De toutes les solutions injectées, Ta solution acide est la plus lente à s’éliminer, elle met cinq jours, et six ou sept jours après l’injection première, on retrouve des traces du médicament dans l’urine. Les autres solutions neutres ou alcalines ne mettent guère que quatre jours à s’éliminer.
Nous nous sommes servi du réactif de Bougault, à l’hypophosphite de soude, après destruction complète des matières organiques et parfois de l’appareïil de Marsh qui est plus sensible.
Malgré tout nous nous permettons de tirer cette conclusion : l’injection acide s’élimine plus lentement et, par conséquent le remède reste plus longtemps en contact avec les tissus et les organes qui sont le siège de lésions syphilitiques ; «est une des raisons qui militent en faveur de l’emploi de l'injection acide dans le traitement de la
syphilis.