‹ La sandale ailée, 1903-1905Chapitre 44 sur 52 · LES PINS · texte numérisé non relu

LES PINS

J^aîme ce bois de pins dont vous avez chanté

La verdure marine, Oui sent bon la chaleur, le soleil et l'été,

L'écorce et la résine.

La coquille en craquant s'y mêle sous les pas A la pomme écailleuse.

Entre les troncs on voit la mer border, là-bas, La plage sablonneuse.

176 X LA SANDALE AILEE

11 n'est pas grand, ce bols dont vous chantiez si bien La paix, Fodeur et l'ombre

Et le vent qui parfois d'un souffle aérien Courbe les cimes sombres;

Alors, pris tout entier d'un murmurant frisson Qui cesse et recommence,

Il semble tout à coup s'étendre à l'horizon Et devenir immense ;

Puis, lorsque sa rumeur s*est tue avec le vent En ses branches sans force,

Avec elle il se rapetisse et l'on y sent La résine et l'écorce...

LA SANDALE AILEE I77

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