DES NOURRICES
On donne le nom de nourrice à la femme qui donne son lait à un enfant.
La nécessité d’allaiter son enfant est actuellement reconnue par un grand nombre de mères ; mais des circonstances malheureusement trop multipliées, spécialement au sein des grandes villes, s’opposent à l’accomplissement de ce devoir. Cependant les mères dont la ! constitution est affaiblie, qui sont scrofuleuses ou scor- I butiques, disposées à la phthisie pulmonaire ou atteintes
de cette maladie, doivent renoncer aux douceurs de l’allaitement.
Le choix des nourrices est un objet de la plus haute importance: la femme qui se présente pour remplir cette fonction doit être saine, vigoureuse, âgée de vingt-quatre à trente ans; il serait fort utile qu’elle fût accouchée peu de temps avant la femme dont elle doit prendre l’enfant. On doit rarement accepter les nourrices au delà de six ou huit mois après leur accouchement. La nourrice dont on a faitchoixdoitôtre propre, active, habituellement gaie, et entraînée, par son inclination, à soigner les enfants.
RÉGIME DES XOURRICES.
Les nourrices, pour que leu riait soit plus abondant et de bonne qualité, doivent; 1“ éviter les veilles trop prolongées et les grandes fatigues du corps ; 2“ avoir l’esprit tranquille et fcir toutes les occasions qui peuvent faire naître du chagrin et des inquiétudes; 3“ se tenir toujours chaudement et éviter soigneusement de se baigner dans l’eau fraîche ; 4“ ne jamais se faire saigner ou purger à moins de maladie sérieuse qui exige l’emploi de ces moyens. Elles doivent se priver de fruits verts et acides; des herbes et des racines qui se mangent en salade; des herbes potagères cuites de nature relâchantes, comme les épinards, l’oseille, la soupe aux herbes; des racines qui se mangent crues, comme raves, radis etc. ; des légumes venteux, comme le chou, l’oignon, les haricots secs; des ragoûts échauC* fants; des viandes de charcuterie; du thé ou du café, soit à l’eau, soit au lait.