‹ La santé, ou la médecine populaireChapitre 24 sur 96 · GS · texte numérisé non relu

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Proprictés, USAGES. La racine d’année est considé-

totanr7”pT''^"t diurétique et expec-

toiante. G est un de nos meilleurs médicaments indigènes , elle est tres-utile dans les maladies de l’estomac surtout pour les indigestions, les vents et les rapTori; aigres (Juha de Fontenelle). On l’emploie dans^l’atome des organes digestifs, les catarrhes pulmonaires chroniques, les leucorrhées, les scrofules, les chloroses certaines diarrhées a toniques, dans les catarrhes muqueux, surtout dans les engorgements du poumon et la gêne de la respiration. A l’extérieur, l’aunée a été vantée en lotion et en pommade contre la gale (Bossu). Gazin 1 emploie, soit dans l’eau, le vin ou la bière, contre h. débilité générale. Lemery la prescrivait contre I asthme et les ulcères du poumon.

PRÉPARATIONS, DOSES

Infusion (racine), 15 à 30 grammes dans un litre d eau.

. I à 2 grammes dans du vin comme to-

nique.

Vin d aunée. On fait infuser à froid la racine fraîche ou sèche pendant deux ou trois jours. Ce vin est stomachique, expectorant. On en donne un verre le matin à jeun, aux jeunes filles qui ont les pâles couleurs. Une cuillerée après le repas, aide la digestion.

Pommade. Poudre de la racine d’aunée incorporée dans du saindoux pour frictions contre la gale.

Décoction. 16 à 60 grammes dans un litre d’eau pour lotions contre la gale.

fiSANE CONTRE l’aSTHME ET LA TOUX INVÉTÉRÉE ET LA

DIFFICULTÉ DE RESPIRER. Racine d’aunée, une demionce; sommités d’hysope et de marrube blanc, de

chacune une demi poignée ; fleurs de coquelicot, une pincée; les faire cuire dans une suffisante quantité d’eau de rivière, et ajouter une once de sirop de lierre terrestre à chaque tasse de cette tisane.

AVOIAE.

(Famille des Graminées.)

L’avoine est une plante que tout le monde connaît.

Propriétés, usages. La semence d’avoine dépouillée de son écorce extérieure, forme un gruau avec lequel on fait, par la décoction, des tisanes adoucissantes dont on recommande l’usage dans les rhumes et les maladies de poitrine. Cette tisane est très-employée dans les catarrhes, l’hémoptysie, les inflammations du tube digestif (Cazin). On fait avec le gruau et le lait une sorte de bouillie qui fournit un aliment très-utile et plus léger que le riz et que l’orge mondé, et forme une nourriture douce, rafraîchissante et calmante qui convient surtout pour les enfants. On emploie aussi la semence d’avoine, en décoction, sans être privée de son enveloppe dans les maladies aiguës, pour boisson ordinaire. Julia de Fontenelle et Barthez rapportent qu’avec l’avoine et le vinaigre on fait une espèce de bouillie qu’on applique chaudement sur les douleurs de côté, et qui, bouillie dans du gros vin et appliquée chaudement dans les rhumatismes, sur la partie souffrante, la soulage considérablement.

Tis.ane de santé ou de Sainte-Catherine. Il faut prendre environ trois poignées d’avoine, la meilleure,

bien nette et bien lavée, et une petite poignée de racine de chicorée sauvage; les mettre bouillir ensemble dans six pintes djeau de rivière, pendant trois quarts d’heure; ajouter un^dcmi once de cristal minéral et deux cuillerées de bon miel ; mettre encore bouillir le tout ensemble pendant une demi-heure, puis le passer par un linge et le laisser refroidir; on prend cette tisane le matin cà jeun, deux bons verres, en restant deux ou trois heures sans manger, et deux autres verres trois ou qua trc heures après le dîner.

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