‹ La santé, ou la médecine populaireChapitre 36 sur 96 · CUOU VERT, CHOU ROUGE · texte numérisé non relu

CUOU VERT, CHOU ROUGE

(Famille des Crucifères )

Propriétés, usages. Le chou est pectoral, il est recommandé pour les maladies de poitrine; mais le chou rouge passe pour plus actif que le chou vert, et on doit, dans tous les cas, le préférer quand on a la faculté de le choisir. On le joint aux bouillons adoucissants que l’on

donne contre l’enrouement, les catarrhes chroniques,

laplithisie.

Cazin dit avoir employô, avec avantage, le bouillon de mou de veau et de chou dans les affections catarrhales chroniques et dans la phthisie pulmonaire.

Ghelins a conseillé, contre les croûtes de lait des enfants, la décoction de 16 grammes de chou vert dans du lait que l’on donne par tasses matin et soir, ou 16 giammcs de cette plante desséchée et réduite en poudre que l’on donne chaque jour dans du lait ou de la bouillie.

A l’extérieur on emploie les feuilles de chou, sous forme de cataplasmes, conte’e les douleurs goutteuses et rhumatismales et contre le gonflement des articulations. Dans ce cas on détache d’un chou les feuilles les plus externes, celles que le jardinier et la fruitière jettent le plus ordinairement au rebut; on écrase avec le manche d’un couteau toutes les nervures de la feuille, on superpose l’une sur l’autre quatre ou cinq de ces feuilles, on les présente au feu de façon à les flétrir un peu ; on applique le cataplasme à nu sur la partie malade et on l’y retient applic[ué avec des bandes, un mouchoir ou une serviette. Les feuilles de chou cuites dans du vin blanc, puis étendues sur les tumeurs des goutteux, après les avoir bassinées avec le vin, sont un excellent remède pour ramollir et adoucir la douleur de l’inflammation. Les habitants de la campagne appliquent sur les points de côté et les douleurs de tête, les feuilles de chou après les avoir fait chauffer un peu. On indique les feuilles de chou bouillies dans du vin, contre les ulcères de la peau et même pour la lèpre ; le bouillon de chou a été regardé comme propre à dissiper l’ivresse. La décoction des graines est employée contre les vers des enfants. Le cataplasme fait avec les feuilles

de chou blanc et les poireaux amortis dans la poêle

pIe“résie“lT“T’ P°P»laire daL la

pleurésie, en 1 appliquant sur le côté malade.

phjîparations, doses.

Tisane. Elle se fait avec la décoction de deux ou trois

dans environ

qu“n te é«.°“

“™,«onoE. Prenez : environ nn litre de

'‘■œuf; ajoutez une miel blanc de Narbonne, écumez, faites-y fondre une livre de sucre etajoutez 10 grammes de safran, aites cuire le tout jusqu’à consistance de sirop. Il est pectoral, adoucissant et antiscorbutique et est particulièrement utile aux asthmatiques.

Sirop DE CHOU contre l’enrouement et l’extinction DE VOIX. Prenez : orge mondé et raisins secs, de chacun 4 grammes; réglisse 8 grammes, 6 figues; hysope et capillaire, de chacun une demi poignée, oignons blancs Ib grammes, un chou rouge haché menu; faites bouilir le tout, et sur chaque livre de décoction, ajoutez :

une cuillerée de miel blanc et suffisante quantité de sucre.

CirUOIVNIER.

(Famille des Auranliacées.)

Cet arbre est cultivé partout en Europe. On utilise ses fruits (citrons) et les écorces ou zestes de citron.

Propriétés, usages. Le suc ou jus de citron est rafraîchissant, diurétique, astringent et vermifuge. On le prescrit contre le vomissement et le scorbut. Idn a vu

des palpitations nerveuses rebelles à tous les moyens, céder comme par enchantement à quelques cuillerées de suc de citron. On l’a vanté comme un moyen d’une grande efficacité dans la dyssenterie, les angines gangréneuses, Cazin dit avoir vu plusieurs fois employer avec succès, contre les fièvres intermittentes, le suc de citron mêlé avec une tasse de café très-chaud. Ce moyen populaire administré avant de se mettre au lit, provoj que une abondante transpiration. Fourcroy a employé I le suc de citron pour guérir les aphthes ou petits ulcè- ! res de la bouche. Le jus de citron avec du beurre frais, le faisant fondre à un feu très-doux, fait une pommade excellente pour les dartres. Le suc ou jus de citron est doué d’une grande efficacité dans les cas d’empoisonnej ment par les narcotiques et par les substances vénéneuses comme la ciguë.

On fait avec le citron, la limonade commune dont l’usage est recommandé dans les embarras gastriques, les nausées (envie de vomir), le dégoût, les vomissements, la jaunisse, les calculs biliaires, les fièvres inflammatoires, bilieuses, putrides, typhoïdes.

On se sert de l’écorce de citron comme d’un excellent masticatoire dans le relâchement des gencives.

PRÉPARATIONS, DOSES

Limonade. La manière la plus simple de faire cette boisson consiste à exprimer, dans l’eau, un ou deux citrons coupés par le milieu, on y ajoute une suffisante quantité de sucre, ou de sirop de groseille.

Limonade cuite. On fait infuser pendant une heure un ou deux citrons coupés par tranches dans environ un litre d’eau bouillante, et on sucre.

Remède contre l’esquinancie. On prend du suc ou

jus de citron qu’on sale et dans lequel on trempe des linges qu’on applique sur la gorge, il en est qui emploient les tranches de citron salées. J’ai vu ce moyen résoudre très-brusquement une esquinancie et qui empéchait totalement la déglutition (Récamier).

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